Publié le samedi 25 avril 2009 - Vu 1 fois
Le magicien Fred Ericksen espère réussir à séduire le public du Clovis, ce soir.
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Le petit monde de la magie s'apprête à réapparaître sur le devant de la scène soissonnaise. Aucun tour de passe-passe là-dedans : juste un partenariat de choc entre le cinéma le Clovis et trois artistes franciliens ambitieux, bien décidés à se lancer à la conquête de l'Aisne.
Premier numéro de l'opération séduction ce soir, entre les sièges et l'écran géant de la salle 2 du ciné. « Un cadre beaucoup plus sympathique que les petites scènes parisiennes », s'empresse de préciser Fred Ericksen, l'un des deux magiciens professionnels de la troupe.
Il faut dire que les 267 places disponibles maintiennent… l'illusion d'un premier show réussi en province. D'autant que le spectacle qui sera joué en soirée promet d'être inédit. Au programme, « pas de colombe, de nez rouge, ou de lapin sortant d'un chapeau, prévient le néo-Soissonnais, mais de la magie décalée. » En clair, une représentation d'un genre nouveau, jouant à fond la carte de l'émotion, et surtout, de la peur. Costumes, bande sonore et mise en scène déroutante à l'appui. « MetalManiaks est d'ailleurs le seul spectacle du genre à être interdit aux moins de 12 ans en Europe », assure Fred Ericksen.
La mise en garde est cependant « modulable » en fonction de la maturité des enfants. « Si certains mômes de 7 ans n'ont aucun problème pour assister à la représentation jusqu'au bout, d'autres, pourtant plus âgés, risquent en revanche de se sentir angoissés », glisse le magicien.
Autre facteur à prendre en compte : la tentation de reproduire chez soi les numéros. Quelques-uns d'entre eux seront en effet particulièrement impressionnants. « Il faut bien savoir qu'on joue chaque jour avec notre intégrité physique et qu'il peut être très dangereux de nous imiter, note le « pro ». Des couteaux et des pics aiguisés font ainsi partie du spectacle.
De la magie extrême
Des tours vaudous et du mentalisme sont aussi annoncés, histoire de rythmer les soixante minutes de représentation. Les artistes essaieront par exemple de deviner ce que pensent ou dessinent des spectateurs invités sur scène. Sans filet. « C'est bien sûr ce qui fait notre particularité, mais aussi toute la difficulté des numéros, confie Fred Ericksen. Mais généralement ça plaît ! »
Une prestation extrême guidée - en toile de fond - par l'histoire de deux frères longtemps internés en hôpital psychiatrique, et qui, à leur sortie, décident de se lancer dans le monde du spectacle. A lui seul, le scénario donne déjà le ton. En janvier dernier, des extraits joués sur la scène du Clovis en avaient d'ailleurs surpris plus d'un. « Pour beaucoup, ça avait même été plus angoissant que le film de vampire projeté juste après », conclut le magicien. C'est dire.
Aurélien AVIGLIANO
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