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CAF : fusion et effusion

Publié le samedi 22 octobre 2011 à 11H00 - Vu 206 fois


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Didier Aubossu (à gauche) :   « Le nombrilisme saint-quentinois  doit se débrider. »

Didier Aubossu (à gauche) : « Le nombrilisme saint-quentinois doit se débrider. »


La Caisse d'allocations familiales de Soissons a, hier, tenu son dernier conseil d'administration. Dans le futur CA de la CAF de l'Aisne, le sud aura la portion congrue.

C'EST une page qui s'est tournée. La Caisse d'allocations familiales de Soissons a, hier, tenu son dernier conseil d'administration. Le 31 octobre, à la faveur de la fusion avec la CAF de Saint-Quentin, naîtra la CAF de l'Aisne.

Un vote défavorable

Vendredi, très symboliquement, Didier Aubossu, le dernier président de la caisse soissonnaise avait, à l'issue de cet ultime CA, tenu à inviter les anciens administrateurs à se joindre aux actuels pour une réception amicale.
La création d'une CAF unique par département s'inscrivait dans la politique voulue par la caisse nationale (CNAF). Rien à redire sur le principe, selon Didier Aubossu. « Ça s'est imposé à nous », reconnaît le futur ex-président.
À ses yeux, pour autant, il y avait là une opportunité de fixer le siège de la CAF, née de la fusion, à Laon, évitant ainsi de privilégier l'une ou l'autre des caisses.
Pour Didier Aubossu, c'était sans compter sur le tropisme politique saint-quentinois.
Il rappelait qu'alors ministre de tutelle des CAF, Xavier Bertrand avait, dans un discours tenu dans sa ville, « déjà annoncé que le siège de la future CAF de l'Aisne serait à Saint-Quentin. Il avait été applaudi par les administratifs de la CAF de Saint-Quentin. Ce n'était pas bien parti. C'est peut-être pour ça qu'on n'est pas bien arrivé. »
Selon Didier Aubossu, même avec un « contre-projet », celui du siège laonnois, il était difficile de faire face à une « décision unilatérale du ministre », d'autant que « l'échéancier local » poussait le CA soissonnais à rapidement se prononcer.
En juin 2010, seuls 40 % des administrateurs de la CAF de Soissons votaient en faveur de la fusion, suscitant « l'embarras » de la CNAF.

Se soucier du personnel

« On nous a, alors, sorti du chapeau la fixation du siège administratif de la CAF de l'Aisne à Soissons, officiellement… » En novembre, était finalement votée la création de la CAF de l'Aisne. « On s'est fait enfumer », avoue aujourd'hui Didier Aubossu qui a, hier, invité les administrateurs de la future caisse issus du CA de Soissons à « parler de la CAF de l'Aisne, pas de la CAF de Saint-Quentin. Le nombrilisme saint-quentinois doit se débrider. »
Le Soissonnais, Jacques Brenot, qui y siégera au titre du Medef, se veut rassurant, en notant que son organisme patronal avait « connu ça », ce qui ne l'a pas empêché d'avoir un Soissonnais à la tête du Medef de l'Aisne. « Cela laisse de l'espoir. »
Didier Aubossu - qui continuera de siéger à la CNAF comme représentant du syndicat FO - émettait surtout le vœu qu'une attention particulière soit apportée au « devenir du personnel » issu de la CAF de Soissons, soit 160 salariés.
Philippe ROBIN
probin@journal-lunion.fr

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BEDEJ1112

24/10/2011 à 14h09

Monsieur Xavier Bertrand a voulu la CAF, la SECU chez lui pour valoriser sa ville. Alors qu'on, souhaitait justement un lieu neutre entre Soissons et =St Quentin. Mais l'équité a tranché..tout pour sa pomme et tant pis pour la ville Préfecture!

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