Publié le lundi 22 septembre 2008 - Vu 13 fois
Philippe Vaillant a présenté la vie et l'œuvre du poète avant que ne soit baptisé le groupe scolaire.
Philippe Mellet
Cette fois, c'est fait : René Daumal a été définitivement reconnu par les siens, c'est-à-dire les élus et les habitants (toutes générations confondues) de son village natal, qui a très dignement célébré ce week-end le centenaire de sa naissance.
Marqué par de nombreuses manifestations culturelles (expositions, conférences, lectures, contes), en liaison avec plusieurs associations, ce week-end fut aussi l'occasion de baptiser du nom du poète le groupe scolaire, achevé en 2006, et qui accueille une centaine d'élèves. Tout un symbole : l'enfant du pays est désormais le grand frère de ses lointains successeurs de la communale.
Ils apprendront plus tard à quel point le brillant élève s'engagea très tôt dans l'exigeante voie de la poésie et du dépassement de soi.
Son œuvre n'est pas toujours facile d'accès, mais les enseignements qu'on en retire sont féconds. Ce fut le sens des mots d'accueil de Philippe Vaillant avant que le maire Pascal Mauroy n'invite la députée Bérengère Poletti et le président du conseil général Benoît Huré à dévoiler la plaque, samedi après-midi, sur le fronton de l'école.
Une autre plaque a été inaugurée hier, cette fois, mais sur sa maison natale. Disparu précocément en 1944, Daumal fut comme Rimbaud un chercheur d'absolu. Une quête parfois dangereuse (via la drogue), mais ouverte au monde (il s'intéressa très tôt à la spiritalité et à la culture hindoues). Sa dernière œuvre, inachevée, se termine par une virgule : ce week-end à Boulzicourt, ses concitoyens de 2008 ont décidé qu'aucun point final ne s'y substituerait dans la mémoire collective.
Philippe Mellet
Glissez cette image dans la barre des tâches pour épingler le site






Réagissez