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Boulevard Gambetta Le squat enfin détruit

Publié le lundi 06 février 2012 à 12H00 - Vu 339 fois


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La petite victime qui habite à côté du lieu de son agression est contente qu'il n'existe plus.

La petite victime qui habite à côté du lieu de son agression est contente qu'il n'existe plus.


Le squat du boulevard Gambetta a été la scène d'un affreux cauchemar pour une fillette, l'été dernier. Le lieu vient d'être détruit mais le problème des poubelles n'est toujours pas réglé.

ENFIN ! Le squat du boulevard Gambetta vient être rasé. Quelques mètres carrés de béton et de ferrailles disparus du paysage : qu'y a-t-il de réjouissant dans cette nouvelle fraîche ?
C'est dans ce triste lieu qu'une fillette avait vécu un cauchemar, entraînée violemment par un sans-abri à l'intérieur de l'ancienne station-service. Un bâtiment insalubre, à deux pas de l'appartement de sa victime, où il avait élu provisoirement domicile.
Il avait déshabillé l'enfant de 9 ans et avait lui-même ôté ses vêtements.
Il s'apprêtait à passer à l'acte quand deux adolescents sont intervenus pour lui arracher des griffes la petite victime. C'était début juillet dernier.
L'affaire avait beaucoup ému, tant par le cauchemar qu'avait vécu la petite fille que par le courage des deux adolescents qui n'avaient pas hésité une seconde à intervenir en entendant les cris de détresse.
« Le traumatisme toujours là »
Les parents de la petite avaient alors pointé du doigt l'existence de ce squat et avaient été reçus en mairie par Patrick Day. Le maire leur avait promis de réagir en contactant les propriétaires des lieux, sachant qu'il ne pouvait les obliger à faire les travaux nécessaires.
Quelques semaines plus tard ,les accès du squat étaient entièrement murés. Vendredi matin, une entreprise parisienne est donc intervenue pour faire disparaître cette verrue. « La Ville est intervenue à plusieurs reprises auprès du propriétaire - les coopérateurs de Champagne à Étampes-sur-Marne - pour demander puis accélérer la démolition. Nous sommes très satisfaits qu'elle intervienne », a fait savoir le cabinet du maire, vendredi.
Ce sentiment de soulagement est partagé par la famille de la petite fille. « Enfin c'est fait, souffle sa maman, la petite est contente que le lieu soit détruit ».
La maman et la fillette sont toujours suivies par un thérapeute : « Le traumatisme est toujours là. » Si l'instruction du dossier est toujours en cours et que les différentes auditions réveillent régulièrement les mauvais souvenirs, la maman de la petite livre par ailleurs un autre combat : celui des poubelles.
Le magasin hard discount sort en effet ses conteneurs le samedi après-midi sur le parking, juste à côté de l'ancien squat, pour un ramassage le lundi matin par les services de la communauté d'agglo. Le sans-abri, qui avait agressé l'enfant, avait trouvé là le gîte dans le bâtiment abandonné et le couvert dans les poubelles. « Le nécessaire avait été fait mais depuis un mois ou deux, les poubelles sont remises le samedi et il y a des gens dont une dame ivre et agressive qui viennent ramasser. » La maman de la fillette voudrait qu'une solution soit enfin trouvée.

Ludivine BLEUZÉ
lbleuze@journal-lunion.fr

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