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Bouconville-Vauclair Le courant est revenu pas le moral

Publié le jeudi 09 février 2012 à 12H00 - Vu 27 fois


Bruno Roussel se déplace lentement et respire avec difficulté.

Bruno Roussel se déplace lentement et respire avec difficulté.


Cet habitant de Bouconville, très malade, avait lancé un appel dans nos colonnes en juillet. Sa situation s'est améliorée mais sa santé se détériore.

BRUNO ROUSSEL est démoralisé. Cet habitant de Bouconville-Vauclair souffre de maladies dégénérescentes. En juillet dernier, il avait lancé un appel de détresse dans nos colonnes et obtenu quelques réponses. A l'époque, il était dans une situation plus que délicate puisqu'il n'avait plus d'électricité dans la maison où il vit avec sa femme et sa plus jeune fille, collégienne.
Faux espoirs
Une élue régionale avait promis de lui venir en aide dans sa recherche d'un logement à Laon et pour créer une association réunissant des personnes souffrant de maladies orphelines. Mais cette femme n'a plus donné signe de vie.
« Elle m'a fait des promesses, des faux espoirs, et j'y ai cru. Elle disait qu'elle allait m'aider dans mon dossier d'appartement et qu'elle allait créer un site sur Facebook pour fonder une association d'entraide aux malades. Puis, je n'ai plus eu un seul coup de fil ». En revanche, d'autres personnes, comme le maire du village, les a beaucoup soutenus et continuent à le faire.
Le couple cherche à déménager car le loyer de la maison est trop cher - 800 euros - par rapport aux revenus. Bruno Roussel touche une indemnité de 1000 euros et depuis peu, une autre de 400 euros. Sa situation s'est améliorée, il a pu payer une partie de ses dettes et faire rétablir le courant. Il n'y a plus que le téléphone et Internet qui manquent surtout à sa fille.
« Il faut qu'on parte d'ici au plus vite. Nous cherchons un logement social à Laon mais les organismes se basent sur nos revenus de 2009 et nous demandent des quittances de loyers que l'on n'a pas » explique Eliane Roussel. Cette dernière, auxiliaire de vie, a quitté son emploi en Seine-et-Marne quand le couple a décidé de venir à la campagne pour se rapprocher des enfants. Mais elle n'a pas retrouvé de travail stable contrairement à ses attentes.
Bruno Roussel essaie de ne pas céder au découragement même s'il est sans illusions sur sa santé. A 52 ans, il pense qu'il ne vivra pas jusqu'à 60 ans avec une sclérodermie foudroyante, une maladie de Raynaud, et une restriction pulmonaire de 45 %. Il respire avec difficulté, se déplace lentement, parle doucement. Il vient en plus d'être opéré d'une jambe et se remet difficilement.
Il pense à ses cinq enfants, son épouse et aux personnes atteintes de maladies orphelines. Son projet d'association lui tient à cœur.
« Cela me permettrait d'organiser une entraide entre gens qui souffrent comme moi, des gens qui n'ont pas une vie normale ».

M.-C.L.
mclardenois@journal-lunion.fr

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