Publié le samedi 05 mars 2011 à 12H00 - Vu 167 fois
Les dix-huit machines seront été rentabilisées au bout de sept scrutins : économies de papier, de personnel et de temps.
À l'époque, l'investissement avait coûté 110 000 € à la municipalité. Une somme qui a permis d'équiper les dix-huit bureaux d'Epernay d'autant de machines de vote électronique.
« On les a utilisées la toute première fois pour le premier tour des présidentielles 2007, le 22 avril », se souvient Michel Aubert. Responsable de la population et chargé de veiller à l'organisation et au bon déroulement des élections, Michel Aubert aime se plonger dans les chiffres. « Depuis l'installation, j'ai calculé qu'on avait économisé près de deux millions de bulletins papier. » Aujourd'hui, les dix-huit machines permettent un gain de temps, de papier, mais aussi d'argent. Malgré les 110 000 € investis, auxquels une aide de 14 400 € a été versée par l'Etat, l'achat a en effet été assez vite amorti.
Voter économique et écologique…
« Déjà, cela permet des économies de papier. On économise près de 375 000 bulletins à chaque élection », souligne Michel Aubert. Soit un total de 1 900 000 bulletins sur les cinq scrutins qu'ont connu ces machines.
« Ensuite, il y a une économie de temps. Pour le dépouillement, cela met entre 10 et 15 minutes. Manuellement, c'est plusieurs heures. On gagne en gros trois heures sur le dépouillement », explique-t-il. Soit un total de 54 heures sur un scrutin.
Et enfin, à plus long terme, une économie d'argent. En effet, les deux agents réquisitionnés dans chaque bureau de vote passent à la trappe, ce qui fait forcément réaliser des économies. Pour ce qui concerne la sécurité et la programmation des machines, rien n'est laissé au hasard : « Elles sont stockées en mairie, dans un lieu sécurisé », détaille Michel Aubert. Un registre des déplacements et de l'accès aux machines permet un contrôle total.
Des machines sous scellés
« De plus, elles sont conservées sous scellés, ajoute le responsable des élections, ce qui permet de garantir le non-viol de la machine. » Quant aux bulletins et profession de foi qui sont programmés dans la machine : « ils sont envoyés à une commission de propagande (en préfecture) qui valide le tout. Et les machines sont installées le matin même du vote par souci de sécurité ». Indépendante les unes des autres (ce qui empêche tout piratage en réseau), la mémoire morte ne permet de stocker que les professions de foi. « Que les gens soient tranquilles, ce sont des machines agréées par le ministère de l'Intérieur, qui comporte 110 points de contrôle. »
C'est donc vrai. La révolution des machines est en marche…
Stéphane GUERRINI
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