Publié le lundi 15 mars 2010 à 11H00 - Vu 132 fois
Ce hibou des Marais, une espèce rare et menacée, est blessé à l'aile. Il a été récupéré dans le Nord. Il sera relâché ce mois-ci.
SOIGNER et recenser les espèces de volatiles, notamment celles qui sont en voie de disparition : telle est l'une des missions de la Société d'étude et de protection de la nature en Thiérache (Sepronat).
Le bilan de l'année 2009 est celui d'une année plus « calme » que les précédentes, selon son président Laurent Larzilliére. « Il y a eu peu de reproductions chez les rapaces. A titre d'exemple, au centre de sauvegarde pour la faune sauvage, nous avons eu peu de jeunes faucons crécerelle, par rapport à l'an dernier, ainsi que moins de micromammifères. »
Espèces rares
Parmi les 60 oiseaux qui ont pu être relâchés après avoir été soignés au centre, on recense quelques espèces rares, comme ce hibou des Marais, recueilli en début d'année et relâché début avril. « Il ne reste que 10 niches en France. Cet oiseau fait partie des espèces menacées. »
Autre espèce en voie de disparition : celle du Grand-duc de Virginie, un oiseau « étranger » pour la région, comme son nom l'indique et qui a été trouvé dans le département du Nord, avant d'être acheminé au centre de la Sepronat. Le spécimen s'est, cependant, échappé avant d'avoir terminé sa cure de soins au centre hirsonnais : il a, en effet, pris la fuite quelque temps après, dans l'embrasure d'une porte. Parallèlement, 23 oiseaux et mammifères ont été euthanasiés et 12 sont morts dans les 24 heures, après avoir intégré le centre.
En 2009, deux projets ont occupé les membres de la Sepronat : celui de l'aménagement d'un sentier pédagogique à Blangy, avec la mise en place de neuf panneaux, traitant de la faune et la flore. L'inauguration d'un premier panneau, au niveau de la cascade, avait eu lieu le 20 juin dernier. Les huit autres, qui devraient sillonner le sentier de l'étang, sont en cours de réalisation et seront mis en place, dans le cadre de l'aménagement global du site, et lorsque les subventions le permettront.
De mai à novembre, la Sepronat a également cartographié les effectifs d'oiseaux nicheurs de diverses espèces sur le bassin-versant du Goujon, entre Bucilly et Iviers. Vingt heures d'écoute et d'observation durant lesquelles Laurent Larzillière et ses troupes ont recensé la baisse du nombre de couples de pies-grièches. « Il y avait une centaine de couples dans les années quatre-vingt. Aujourd'hui, il n'en reste que cinq à six dans toute la France, dont trois en Thiérache. »
Un espoir : certaines espèces telles que celle du vanneau huppé, se portent bien. « Cette année, nous avons remarqué une explosion de l'espèce, qui s'est adaptée en se mettant à coloniser de nouveaux milieux tels que les champs de maïs. »
Delphine OLIVA
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