Publié le mercredi 15 août 2012 à 11H00 - Vu 214 fois
Les patrons du Mantoue et des Arcades, les deux bars de la place Ducale masqués depuis octobre 2011 par l'échafaudage du chantier de réfection du pavillon des n° 52-54, ont finalement décidé de payer la redevance municipale des mètres carrés de terrasses qu'ils ont été obligés de prendre sur le terre-plein central.
Dans notre édition de samedi, les deux cafetiers nous déclaraient qu'ils s'attendaient à devoir payer au moins 2.000 euros et prévenaient qu'ils ne débourseraient pas un cent au vu de leur chiffre d'affaires en chute libre de cette année.
Coup de fil plus qu'étonné hier matin à notre rédaction du premier adjoint Philippe Pailla, arguant du fait que la Ville avait proposé dans un premier temps une réduction de 50 % du prix à payer (c'était il y a quatre mois). Et que finalement, la Ville avait consenti un tarif hyper-allégé : 96 € pour l'un et 64 € pour l'autre, sur la période allant du 15 mars au 15 octobre. « Leur réaction est un peu fort de café ! (bien trouvé… NDLR) Mais, vous savez que par principe, l'espace public ne peut être gratuit », rappelait le 1er adjoint. Dont acte.
Un label qui rapportera et… qui coûtera
N'empêche que les deux cafetiers avaient bel et bien renvoyé la proposition municipale avec la mention « Refus de payer », (dixit Philippe Pailla). Ayant reçu par courrier hier matin, la confirmation que les exigences municipales s'en tiendraient à ces deux petites sommes, les deux patrons de bars ont convenu qu'ils pourraient payer leur dû. Parfois, il suffit de se parler…
Autre précision du premier maire-adjoint : cette année, avec une saison estivale (jusqu'à présent) plutôt mauvaise et un chantier de réfection pas spécialement agréable à regarder, la Ville a proposé aux autres cafetiers de la place Ducale des formules de forfaits qui réduiront globalement les redevances de terrasses.
Selon Philippe Pailla, le label Ville d'Art et d'Histoire que Charleville-Mézières veut obtenir, profitera à l'image de la ville, à son rayonnement et donc au commerce local mais qu'il coûtera aux finances municipales, notamment par la mise en place d'un centre d'interprétation de l'architecture et du patrimoine.
P.F.
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Les dernières contributions
jackadi
16/08/2012 à 11h26
Ce serait mieux si nous comprenions comment cela est possible de passer de 2.000 € à moins de 100 €. En "gestionnaire averti", il DOIT être possible à la Ville d'expliquer ce qui conduit à pareille ristourne.
Par exemple, le mauvais temps, qui pénaliserait les cafetiers, provoque t-il des rentrées par ailleurs à la Ville????
Si la volonté d'obtenir un label DOIT coûter, l'investissement est de combien, et couvert comment?
Ou alors, je propose que nous retournions toutes et tous notre appel d'imposition locale, pour cause de chaleur, de froid, de travaux, de revenus en baisse, de, de, de......et après information à votre journal, nous recevrons surement un dégrèvement approprié .....qu'en pensez-vous Mr Pailla???
Argon
15/08/2012 à 17h48
La différence est énorme mais avec ces euros ! Quoique... Il n'en reste pas moins que leur situation n'est pas enviable.