Publié le samedi 30 juillet 2011 à 11H00 - Vu 12 fois
Tous les habitants travaillent ensemble pour que le village refleurisse chaque année.
BACONNES (Marne) Depuis plus de quarante ans, la tradition du fleurissement et de l'embellissement perdure à Baconnes du fait de la volonté de ses habitants.
SON fleurissement est reconnu par tous les jurys qui y sont passés mais il ne s'est pas fait en un jour. Cela fait maintenant quarante-trois ans que tous les habitants travaillent ensemble pour que leur village non seulement refleurisse tous les ans, mais surtout s'embellisse et le tout avec un seul mot d'ordre : « Essayer de faire mieux sans faire plus ». Le slogan est lancé par l'instigateur de toutes ces transformations. Pierre Grosjean, maire de la commune de 1977 à 1989, à qui un ingénieur de la DDA de passage à Baconnes pour étudier quelques bovins avait parlé d'un concours qui se mettait en place concernant le fleurissement des villes et des villages. « À l'époque, déjà, sans y avoir pensé, Baconnes présentait des dispositions naturelles ».
Une volonté commune
C'est ainsi que débute l'histoire. Ravis par l'idée, ce sont tous les habitants qui se mettent en marche pour embellir l'environnement. À coup de bêches, de plantations mais aussi de destructions de bâtiments inutiles et disgracieux, les rues et places s'aèrent et en 1972, c'est la consécration. Premier prix départemental, premier prix régional et troisième prix national, le jury de la plus haute distinction s'étonnant même « de n'avoir pas eu connaissance de Baconnes avant ». Résultat, le gain de trois fleurs du jour au lendemain « alors que cela se fait fleur par fleur, année après année selon la règle ». En 1979, la ville acquiert sa quatrième fleur, puis remporte l'année suivante le prix de l'entente européenne avant de recevoir en continu et depuis 1988 le grand prix national du fleurissement. Une récompense dont seulement quatre autres communes en France peuvent se vanter d'en être titulaire depuis sa mise en place.
Continuer et diversifier
Depuis, d'autres communes ont pris le pli et se développent pour gagner des fleurs et Baconnes n'est plus unique mais garde l'avantage d'être conviviale et de « le faire sans dépenser d'argent inconsciemment comme certaines communes peuvent le faire ».
Ici, tout le monde met la main à la patte dans la mesure de ses possibilités. De ceux qui participent à la réflexion sans avoir forcément le temps de pratiquer aux planteurs fous qui produisent pas moins de 10.000 plants pour la communauté !
Et si la fête traditionnelle qui faisait la réputation du village n'existe plus car devenue trop commune, d'autres activités sont là pour prendre le relais. C'est le cas de la journée des peintres qui se tient chaque année au 15 août, date du fleurissement maximal, et qui permet à tous ceux qui en ont envie de poser leur chevalet librement dans les rues et de bénéficier des conseils de professionnels.
Vianney PANNET
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