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Assemblée générale du Sympac sur l'intercommunalité Rocha veut avancer pierre par pierre

Publié le jeudi 02 février 2012 à 12H00 - Vu 144 fois


Le président du Sympac

Le président du Sympac


Sachant que la fusion des communautés de communes se fera bon gré mal gré en Argonne, Bernard Rocha souhaite engager les maires des villages concernés dans la bataille contre le « géant » ménéhildien. Un combat dont l'issue se dessinera sur le long terme.

«IL faut que cela se fasse, progressivement. » Depuis qu'il connaît le résultat du vote de la Commission départementale de coopération intercommunale (CDCI), impliquant la fusion des trois intercommunalités de l'arrondissement de Sainte-Ménehould, Bernard Rocha a adopté la posture du résigné. Désormais, il veut rassembler ses troupes pour leur prouver qu'il ne laissera pas tomber ses citoyens.
Une formation en ordre de bataille
Hier à la mairie de Sainte-Ménehould, à l'occasion de l'assemblée générale du Syndicat mixte du pays d'Argonne champenoise (Sympac), il a exhorté les maires des communautés de communes de Givry-en-Argonne et de Ville-sur-Tourbe à s'exprimer sur la question. Après quoi, chacun d'eux a été appelé à voter pour approuver qu'une sorte de « conseil des sages », au sein même du Sympac, simule les retombées de cette fusion.
Le résultat était attendu : sur 47 votants, seuls deux se sont prononcés contre. La formation est donc en ordre de bataille.
« Les citoyens en feront les frais »
Elle combattra de manière méthodique : une évaluation des conséquences de la fusion sera, dans un premier temps, l'arme brandie par les contestataires. Puis, il s'agira de se tourner vers l'avenir, et vers ceux qui remplaceront les actuels premiers magistrats : en effet, le maire de Vienne-le-Château ne compte pas briguer de nouveau mandat en 2014.
Pour le président du Sympac, il y aurait deux façons de voir les choses : « Soit on est lâche et on attend 2014, que l'État fasse ce qu'il veut. Soit on rode la nouvelle génération d'élus, et on évite que les communes isolées ne comptent plus. »
Bernard Rocha motive donc les maires des villages concernés pour ce nouveau défi : faire de l'intercommunalité forcée un moyen de pression sur les élus de Menou. Dans cette optique, il avance que « les gros centres l'emporteront automatiquement » et que les citoyens des trois communautés de communes feront les frais des dépenses de la cité ménéhildienne. Arguant que « beaucoup de citoyens ne sont pas riches dans le secteur », Rocha estime que tous les habitants de l'Argonne champenoise n'ont pas à payer pour les folies des élus du centre. Et de marteler que la communauté de communes qui sera établie au plus tard en 2014 devra satisfaire tout le monde, au risque de contraindre certaines personnes à des dépenses qu'elles ne pourront pas assumer.
Des retombées sur les services ?
Un credo que ses propres généraux, le maire de Givry-en-Argonne en tête, reformulent volontiers à leur manière.
« On sait que la fiscalité à Sainte-Ménehould va être chamboulée dans les prochaines années, projette François Lefort. Il ne faudrait pas qu'elle affecte aussi les citoyens des communautés de communes alentour. » Même son de cloche chez Olivier Aimont, qui regrette, pour sa part, que les habitants ne soient pas correctement informés des conséquences de la fusion. « Il importe que les gens sachent quelles retombées cela aura sur les services à la personne, sur la santé, sur l'information pour l'emploi ou l'économie… »
En clair, pour ces élus, maintenant que la fusion est actée, il convient de s'inquiéter de ses répercussions sur les impôts locaux, ainsi que sur le fonctionnement des communes.
Mais inquiétude et résignation ne signifient pas abandon, bien au contraire : la réunion d'hier ressemblait bien à l'élaboration d'un plan de bataille. Les troupes de Bernard Rocha devraient être déployées dans les prochains mois. Progressivement, on l'a dit.
David BUGEAT

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Canouche51

04/02/2012 à 11h41

Si la folie de certains élus du centre conduit inexorablement à une mise sous tutelle (selon le cabinet détudes comptables) pourquoi ne pas créer une association de contribuables lésès et voir déposer plainte contre la collectivité locale dans l'hypothèse où les impôts locaux augmenteront de trop (quand l'intercommunalité sera opérationnelle). Quoiqu'il en soit, les deux présidents de communauté de communes auraient dû déposer un recours auprès du tribunal administratif, leur dossier semblait ficelé. Il serait opportun aussi qu'ils fassent une grande réunion publique afin d'avoir de plus amples informations sur la fusion des trois communautés de communes, le citoyen lambda étant déconnecté de cette nouvelle révolution administrative.

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