Publié le mardi 23 juin 2009
Sur ce schéma, on constate qu'il reste environ la moitié de la ville à vérifier.
Marie-Christine LARDENOIS
CELA fait une quinzaine d'années que la municipalité a entrepris d'assainir la ville. C'est important dans le cadre du Plan de prévention des risques, sur le plan environnemental comme sanitaire. Mais c'est une opération de longue haleine. Près de deux mille branchements ont été contrôlés sur les cinq dernières années. « A 80 %, les branchements sont conformes », indique Eric Delhaye, le conseiller municipal chargé de l'environnement et du développement durable. Et dans le cas contraire, les propriétaires ont l'obligation de faire les travaux.
En quoi consistent ceux-ci ? Il s'agit de faire en sorte que les eaux usées ou les eaux pluviales soient dirigées dans les bons réseaux lorsque ce n'est pas le cas. Pour cela, un technicien de la Lyonnaise commence par venir chez les particuliers pour vérifier les branchements. « Les situations sont parfois compliquées. Beaucoup de gens ont des branchements sur plusieurs niveaux. Il peut y avoir aussi un appentis dans une cour qui n'est pas raccordé au réseau public… Depuis quinze ans, on trouve des situations extrêmement variables », précise Eric Delhaye.
La mise en conformité est obligatoire et si un propriétaire refuse de faire les travaux, sa redevance assainissement est doublée. Un délai raisonnable est toutefois laissé aux gens. Car la mise en conformité peut se révéler onéreuse. Et dans le cas de personnes seules ou âgées, il peut être difficile de mener à bien les travaux. « On traite au cas par cas, et on applique la surtaxe uniquement si le propriétaire est de mauvaise foi », ajoute le conseiller.
En cas de vente de la maison, depuis quelque temps, ce diagnostic est obligatoire, comme pour le plomb ou l'amiante. « Pour améliorer le dispositif, nous avons mis en place un groupe de travail avec les notaires et les agences immobilières. Et nous avons fait évoluer le règlement. Lors d'une vente de maison, si le propriétaire n'a pas effectué les travaux, l'acheteur peut s'engager à les faire dans les six mois ». Toute la ville est concernée mais la priorité est donnée au Plateau et aux quartiers anciens.
Sur le Plateau, l'idée est de récolter les eaux pluviales autant que les eaux usées puisque le réseau est unitaire. Les eaux de gouttières et de toitures doivent être envoyées devant les maisons. Il n'est plus question de tout rejeter à l'arrière comme cela s'est fait dans la cuve Saint-Vincent. En ce qui concerne les quartiers récents, où le réseau (séparatif) déborde en cas d'orage et entraîne des inondations, il faut à l'inverse limiter l'apport des eaux de pluie qui vont jusqu'à la station d'épuration. Les maisons vérifiées sont colorées en vert sur un plan. On voit qu'il reste beaucoup à faire. Encore une quinzaine d'années de travail…
Marie-Christine LARDENOIS









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