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Arbonville : 160 ans d'histoire !

Publié le jeudi 11 février 2010 à 10H43 - Vu 41 fois


Gilbert Arbonville, chez lui, au pied d'un cèdre du Liban centenaire.

Gilbert Arbonville, chez lui, au pied d'un cèdre du Liban centenaire.


C'est une sacrée saga familiale qui s'est achevée quasiment dans l'anonymat, en décembre 2008, à l'occasion de la vente de « Parcoplantes ». L'entreprise en nom propre Arbonville avait, en effet, été créée dès 1848 sur le territoire de la commune de Saint-Laurent par le couple Arbonville-Piot qui géra l'affaire jusqu'en 1870 avant de passer la main à un autre tandem : Arbonville-Binet (1870-1902).
Entre-temps, la société Arbonville s'était développée en absorbant, en 1912, la maison Thirriot Frères qui était née dès 1829 à Charleville de la volonté des ascendants des futurs dirigeants de cinémas. Ils géraient leur société à la Bellevue du Nord à Warcq et avaient leur siège au 182, avenue Nationale devenue ensuite l'avenue Charles-de-Gaulle.
Ùn peu plus tard, en 1902, c'est Joseph Arbonville qui deviendra le patron des « Grandes pépinières de Saint-Laurent et Charleville réunis ». A l'époque, les végétaux étaient expédiés par voie ferrée après transit à la gare SNCF de Charleville.
En 1912, le ministre de l'Agriculture reconnut les cultures laurentaises comme « les mieux tenues et les mieux cultivées du département ».
Dans six départements
Par la suite, la pépinière sera placée sous la direction de Gabriel Arbonville qui géra l'endroit de 1929 à 1969 avant que son fils, Gilbert, lui succède jusqu'en décembre 2008.
Confronté à des difficultés pour trouver un acquéreur et ses deux enfants n'étant pas candidats à la poursuite de cette étonnante saga, Gilbert s'est donc résolu à mettre un terme à cette aventure économique hors du commun.
« Faute de pouvoir transmettre mon affaire, j'ai donc anticipé au fil des années la fermeture inexorable en réduisant progressivement la production et en ne remplaçant pas les salariés arrivés à l'âge de la retraite ».
Avant cette cessation d'activité, Arbonville travaillait encore pour les professionnels (paysagistes, collectivités locales, et d'autres pépiniéristes) à hauteur de 65 % de son activité globale et pour les particuliers (35 %). « Les ventes se faisaient sur six départements : les Ardennes bien sûr, la Meuse, la Meurthe-et-Moselle et la Marne et accessoirement l'Aisne et la Moselle », souligne Gilbert Arbonville, pas fâché que ses deux enfants aient finalement décidé d'une autre orientation professionnelle. « Sachant les difficultés qui touchent cette profession, je suis presque soulagé de cette issue », conclut celui qui représente la cinquième génération des Arbonville. L'entreprise laurentaise qui comptait cinq à sept employés au plus fort de son activité était l'une des seules à vivre à 100 % de cette activité. « On vendait ce qu'on produisait. A savoir les arbres fruitiers (pommiers, cerisiers, poiriers…) ainsi que tous les arbres, arbustes d'ornement, conifères, plantes de haies… »
P.R.

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