Publié le mardi 09 octobre 2012 à 09H56 - Vu 118 fois
René Bourgain nous montre l'état de son trottoir, l'après-midi : « Et ce matin, c'était bien pire ! »
VOUZIERS (Ardennes). À Écordal, René Bourgain déplore l'état d'un trottoir, qui ne protège pas suffisamment sa maison de l'eau. Malgré de nombreux courriers, il n'a pas de réponse de la mairie.
«ON a vécu ici 42 ans sans souci. Mais depuis deux ans, il y a ce problème de trottoir. »
En 1968, quand René Bourgain achète cette maison à Écordal, il entend simplement en profiter.
Aujourd'hui, à bientôt 80 ans, il y « travaille, jardine » et se détend. Enfin, les lendemains de forte pluie, c'est un peu moins vrai.
« Ce matin, j'ai dû mettre des bottes pour aller ouvrir mes volets », explique-t-il en nous recevant, l'après-midi suivant une nuit très pluvieuse.
Il faut dire que le trottoir n'est pas aussi plat qu'il le faudrait. Et forcément, les creux accueillent vite des flaques.
Pire, la rigole qui lie la gouttière au caniveau est enfoncée. Et du coup, l'eau s'échappe sur le trottoir et, quand il y en a beaucoup, jusqu'au mur de la maison des Bourgain.
« Je ne dis pas que ma cave est inondée, mais le mur devient humide et je crains pour mes fondations », détaille René Bourgain.
Dans ce charmant village, le trottoir de cette rue des Telliers n'a pas toujours eu cette allure.
Nombreux courriers sans réponse
Pour comprendre ce qu'il s'est passé, il faut revenir quelques années en arrière, quand la mairie a déménagé.
Pour rappel, les locaux ont été transférés dans une maison léguée à la commune par une habitante.
En février dernier, le maire avait fait venir le préfet, le sénateur Laménie et le président du conseil régional pour une inauguration de prestige (notre édition du 21 février 2012).
La mairie avait alors cessé de cohabiter avec l'école, pour « se rapprocher » de la salle des fêtes, 120 mètres plus loin, le tout étant chauffé bio, au bois.
L'opération, largement subventionnée a coûté au total 230.000 euros.
C'est lors de la mise en place de ce réseau de chaleur que le trottoir a dû être éventré.
« Et les travaux de remise en état ont consisté en un simple rafistolage », déplore René Bourgain, qui ne comprend pas pourquoi ce volet des travaux, moins coûteux, n'a pas été mené à bien.
Il a adressé plusieurs courriers de plainte au maire et aux conseillers, à la sous-préfecture, puis a passé le relais à son assureur.
Bilan : aucune réponse.
« Pourtant, le maire ne peut pas ignorer l'état du trottoir : il l'emprunte tous les jours ! » s'étrangle le retraité du Crédit Lyonnais.
« Franchement, je ne suis pas un type à chercher des noises, je ne suis pas venu pour ça, conclut-il. Je me passerais bien de cette histoire, mais je ne peux pas rester comme ça. »
Jacques BERTHION
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