Publié le mardi 10 janvier 2012 à 12H00 - Vu 195 fois
Pour Michel Biard, l'accompagnement social des habitants des Vassues doit se poursuivre après l'évacuation du camp.
VITRY-LE-FRANCOIS (Marne) Le chef de file de l'opposition et ancien maire Michel Biard n'est pas d'accord avec la façon dont a été géré le dossier de l'accueil des gens du voyage par Jean-Pierre Bouquet.
ON pouvait s'en douter, la gestion du dossier « accueil des gens du voyage » ne fait pas l'unanimité.
Le chef de file de l'opposition et ancien maire de Vitry-le-François, Michel Biard, avait été le premier signataire du schéma départemental en 2002. Aujourd'hui, il estime que Jean-Pierre Bouquet n'a pas fait les bons choix.
« Mon projet prévoyait l'implantation d'une aire au centre d'un terrain de 6 hectares, aux Marvis, en bordure de la RN4, avec un accès par la bretelle qui se trouve en direction de Vitry-en-Perthois, rappelle l'élu. Nous avions acquis le terrain à un prix intéressant. Avec 50 places, nous aurions pu accueillir la population sédentaire ou semi-sédentaire des Vassues, et des gens de passage sur le même lieu ».
Une cohabitation qui peut cependant s'avérer difficile, comme l'a montré l'exemple de Saint-Dizier.
Le projet de Michel Biard a finalement été « retoqué » par les services de l'État à cause des risques d'inondations.
« Nous avions pourtant prévu de relever le niveau du terrain de 80 cm », regrette l'ex-maire.
En 2008, le maire Jean-Pierre Bouquet a commencé à travailler sur un autre emplacement, situé à quelques centaines de mètres de celui désigné par son prédécesseur : entre le canal et le chemin des Marvis. Après quelques difficultés pour acquérir les parcelles nécessaires, l'aménagement de l'aire d'accueil de 30 places a débuté au mois de septembre et devrait se terminer au printemps.
« Ce n'est pas moins inondable ! Et les problèmes d'écoulement des eaux que l'on rencontre en ce moment ne me surprennent pas. Je crains que la Ville doive supporter des surcoûts », s'inquiète Michel Biard, qui se montre aussi critique envers la volonté de Jean-Pierre Bouquet de disperser des familles des Vassues.
Un accompagnement social permanent
« Cela équivaut à cacher la poussière sous le tapis et cela rendra plus difficile l'accompagnement social indispensable pour cette population », juge-t-il. Aujourd'hui, ce travail est effectué par La Sauvegarde, missionnée par la Ville pour un montant de19 638 euros.
« Cette action ne doit pas être temporaire, mais permanente. Elle ne doit pas s'arrêter une fois le déménagement des Vassues effectué. De plus, ce n'est pas à la Ville de payer une association pour cela. La Circonscription de la solidarité de la Marne, notamment, devrait se rendre sur le camp, comme elle se rend dans les autres quartiers de Vitry. En matière d'intégration, de scolarisation des enfants, d'accès aux commerces, je ne pense pas qu'il soit pertinent d'orienter ces familles vers les villages des alentours », lance Michel Biard, en citant notamment la situation du camp de Loisy, au bord de la voie ferrée.
Aujourd'hui, il estime que l'aire des Marvis apporte une réponse à l'itinérance, alors que l'itinérance n'a jamais été le problème principal de Vitry-le-François.
Glissez cette image dans la barre des tâches pour épingler le site








Réagissez