Publié le mardi 09 février 2010 - Vu 65 fois
Certains routiers trouvent le nouveau rond-point difficile et fastidieux à utiliser.
PAS content de perdre son temps, ce chauffeur-routier pressé, peste contre l'inauguration du carrefour giratoire construit par le conseil général sur la RD 46 à Fromelennes, en face de l'usine KME Tréfimétaux.
Mécontent de l'inauguration, mais aussi de ce vaste rond-point destiné pourtant à faciliter l'accès au site industriel. Certains le trouvent difficile à manœuvrer. « Le rond-point est trop large. On est obligé de prendre une grande virée. Il est trop évasé. Il n'y avait pas besoin d'un rond-point comme cela », témoigne un autre chauffeur-routier.
À l'accueil de l'usine, on n'a pas connaissance de chauffeurs particulièrement mécontents du rond-point en lui-même. C'est vrai que la nature du terrain l'empêche d'être totalement plat. « En fait, ce n'est pas cela qui gêne certains. Les premières semaines après son ouverture, les camions arrivaient directement jusqu'à l'entrée. Pour cela, il leur fallait tourner sur leur droite pour s'arrêter devant la barrière. Du coup, les semi-remorques bloquaient en partie la voie de sortie de l'usine et s'agglutinaient jusque sur le rond-point. Il a donc été décidé de rendre obligatoire l'arrêt des poids lourds sur le parking à l'entrée du rond-point. Ils doivent venir à l'accueil à pied et, une fois leurs documents validés, ils reprennent leur camion et entrent directement dans l'usine. C'est ce qui gêne les plus râleurs. »
La plupart s'exécutent de bonne grâce. Il faut dire que lundi matin, les camions du transporteur belge livrant KME étaient principalement conduits par des chauffeurs de pays baltes, ne parlant pas un mot de français et guère mieux, trois mots d'anglais.
Sécurité
Le projet a commencé par une lettre de Romary Sertelet, directeur de KME en 2004. Celui-ci a sollicité les pouvoirs publics en leur demandant « de sécuriser l'accès à l'usine pour les poids lourds ».
Le conseil général a été très volontariste sur ce dossier, rappelle le maire de Fromelennes, car c'était un projet lourd, qui a coûté 1 million d'euros au Département et 250.000 euros à la commune.
Lors de l'inauguration, aucun représentant de chauffeurs routiers n'a été invité et Benoît Huré, le président du conseil général, a trouvé que c'était « dommage » dans la mesure où ils étaient les principaux intéressés. D'où peut-être la saute d'humeur de certains, ce jour-là.
Reste le problème récurrent des ronds-points. De l'accueil, les agents de sécurité voient régulièrement, la nuit, des chauffards couper la trajectoire en passant par le bas du rond-point pour gagner… On ne sait quoi. Espérons qu'un employé de l'entreprise ne fera pas un jour les frais d'un de ces irresponsables.
Arlyne JEANNOT Mirko SPASIC
Glissez cette image dans la barre des tâches pour épingler le site






Réagissez