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A fond le full contact

Publié le lundi 06 août 2012 à 10H38 - Vu 133 fois


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Michael Guccione et ses élèves ne rigolent pas avec le full contact.

Michael Guccione et ses élèves ne rigolent pas avec le full contact.


Pour une semaine encore, Reims Vital'Eté propose des cours d'initiation au full contact. Retour sur une discipline venue des Etats-Unis, loin des clichés habituels sur les sports de combat.

DANS la salle lambrissée du Cercle Rémois des Arts Martiaux, Michael Guccione accueille ses élèves de Reims Vital'Eté.
Cet après-midi, ils ne sont que six à participer à ce cours d'initiation au full contact. Trois garçons, trois filles : qui a dit que les sports de combat étaient réservés aux hommes ? Après quelques échauffements, on passe au sérieux.

Concentration et coordination

C'est parti pour une heure d'« uppercuts », de « crochets » ou de « coups de pied circulaires ». Le full contact, plus connu sous le nom de boxe américaine, est arrivé en France dans les années 1970.
Il mêle techniques de jambes du karaté et techniques de poings de la boxe anglaise.
« Les coups de pied en-dessous de la ceinture sont interdits. Pas de coups de coude, de genoux ou dans le dos ! », rappelle Michael Guccione. Le moniteur rémois de 34 ans inspire le respect.
Il faut dire qu'il en impose avec ses six titres de champion de France, ses deux titres de champions d'Europe et son titre de champion du monde 2011.
Avant d'enfiler les gants de boxe : une séance de saut à la corde. Pas évident de se la jouer Rocky Balboa, une fois la corde entre les mains !
Il faut tenir le rythme et les apprentis boxeurs sont bien vite essoufflés. La pratique du full contact nécessite une bonne forme physique : « On travaille l'assouplissement, le renforcement musculaire, la cardio », précise Michael Guccione.
Deux par deux, les jeunes travaillent ensuite les différentes techniques de défense et d'attaque. Contrairement au judo, les partenaires ne s'affrontent pas au corps à corps. Ici, on se tient plus éloigné et on se déplace à pas chassés. Tout un travail de coordination des mouvements qui demande beaucoup de concentration. Ce qui n'empêche pas les rires d'Anaïs et de Marie, les « copines d'enfance » qui sont venues ensemble au cours de full contact.

Se défouler et s'extérioriser

Théo, 14 ans, confie volontiers : « Ici, on peut se défouler ! Et apprendre à se défendre. Ça va me servir à la rentrée ! » Michael Guccione tempère : « La valeur première du full contact, c'est le respect : le respect de son partenaire et le respect des règles. »
Le full contact est un sport qui peut convenir à toutes les personnalités. Les plus timides apprendront à s'extérioriser, tandis que les plus toniques pourront canaliser leur énergie en respectant les régles.
Natacha, 14 ans, participe pour la première fois à l'atelier full contact. Cette passionnée de judo avoue être « un peu timide. »
La jeune fille apprécie les arts martiaux pour leur esprit d'équipe et de dépassement de soi : « Même si on est fatigué et que c'est dur, il faut s'accrocher et persévérer ! » Et pour tenir le coup, les débutants en full contact pourront toujours rêver en contemplant les ceintures de champion qui tapissent la salle de sport
Les cours d'initiation au full contact organisés par Reims Vital'Eté ont encore lieu jusqu'au 10 août au Centre Rémois des Arts Martiaux (6 rue Delacroix). Il reste des places disponibles.

Sophia ANDREOTTI

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