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À Cuisy-en-Amont L'archéologue ou le mystère du jeu de l'oie géant

Publié le mardi 25 octobre 2011 à 11H00 - Vu 93 fois


Jean-Louis Bernard, ingénieur à l'INRAP, doit comprendre comment on jouait sur l'équivalent de trois terrains de foot.

Jean-Louis Bernard, ingénieur à l'INRAP, doit comprendre comment on jouait sur l'équivalent de trois terrains de foot.


Une enquête scientifique inédite s'est jouée, c'est le mot, à Cuisy-en-Almont. Un archéologue a reçu pour mission d'élucider le mystère du jeu de l'oie géant du château de Chantilly.

C'EST à un drôle de jeu auquel se sont livrés les invités de Jean-Louis Bernard, ingénieur à l'institut national des recherches archéologiques préventives (INRAP). Après une présentation de ses recherches, au chaud, dans sa maison de Cuisy-en-Almont, il les a conviés à jouer à un jeu de l'oie géant dans sa cour.
Géant mais beaucoup plus petit que les vestiges de celui qui a été découvert dans le petit parc du château de Chantilly, dans l'Oise, et pour lequel il a été missionné : « Il s'étale dans un parc de 3,5 hectares et fait 120 m dans un sens et 200 dans l'autre avec un arbre tous les trois mètres », explique l'archéologue. L'idée de cette mini-reconstitution à domicile était donc de « pouvoir proposer un mode de jeu possible pour l'époque ». Celle de Louis XV, au début du XVIIIe.
Beaucoup d'énigmes
« Au nombre des jeux de plein air qui ont été réalisés dans le parc de nombreux châteaux au XVIIIe siècle., il en est un particulièrement rare, celui du jeu de l'oie, qui n'a, semble-t-il, été réalisé qu'en trois endroits en France : le château de la Pompadour à Choisy-le-Roi (disparu), le château de Chamarande en Essonne (reconstitué d'après des documents d'époque), et le château de Chantilly qui est le seul aujourd'hui conservé archéologiquement », poursuit-il.
À la demande de la fondation pour la sauvegarde du domaine de Chantilly et sur prescription de la Direction générale des affaires culturelles de Picardie, l'archéologue soissonnais mène donc une enquête scientifique originale.
Pour autant que ce jeu soit un jeu d'enfant, tenter d'y jouer sur l'équivalent de trois terrains de football impose de résoudre aujourd'hui beaucoup d'énigmes.
Combien de temps durait une partie ? Y avait-il un maître du jeu pour coordonner les actions des joueurs ?
Où lançait-on les dès ? Comment savoir quel joueur doit jouer puisque l'on est censé de pas se voir et s'entendre ?
On ne s'est pas ennuyé, samedi, à Cuisy-en-Almont ! L'ingénieur, lui rendra bientôt ses conclusions…
Ludivine BLEUZÉ

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