Publié le mercredi 17 août 2011 à 10H59 - Vu 13 fois
Vingt-deux porte-drapeaux ont participé à cette cérémonie du souvenir.
Mercredi, à 18 heures, sur le lieu même de son décès où une stèle a été érigée, a eu lieu un rassemblement pour commémorer, comme chaque année, l'anniversaire de la mort de Gédéon Poizot, massacré par la milice le 10 août 1944.
Jean Audin, maire de Vaux-Andigny, a retracé la vie du lieutenant Poizot, en présence des représentants de l'association du Maquis de Mazinghien, de Georges Poizot, le fils de la victime, de son petit-fils Didier qui assistait pour la troisième fois à cette cérémonie commémorative, de Charles Wattelle, conseiller général et de nombreuses personnalités locales.
« Le lieutenant Gédéon Poizot, alias Poulain Germain, exerce la profession de chef de secteur électrique, il se rend régulièrement à Saint-Quentin pour son service. Sans doute a-t-il été dénoncé, la milice connaît son itinéraire, il est arrêté au barrage qui, visiblement, n'était dressé que pour lui. Ramené à Vaux-Andigny, il est battu, torturé, pour lui faire avouer qu'il cache des armes. Il n'avoue rien, mais les fouilles aboutissent à la citerne qui contient des parachutes.
Il essaie de s'enfuir, les miliciens le rattrapent. Quelques jours plus tard, son corps atrocement mutilé et méconnaissable est retrouvé rue de Becquigny, à cet endroit même où une stèle sera érigée à sa mémoire.»
Nuit d'angoisse
«Cette nuit du 10 août 1944 sera, pour Vaux-Andigny, une nuit d'angoisse. Les patrouilles allemandes, accompagnées de miliciens, arpentent les rues toute la nuit, l'arme à la main, un char circulant la tourelle prête à tirer. Ils partiront vers 5 heures du matin. Vaux-Andigny a échappé à un véritable massacre.
Gédéon Poizot a payé de sa vie son héroïsme et son patriotisme. Ce sera la première victime du Maquis de Mazinghien dans lequel vont s'enrôler plus de 250 hommes de Vaux-Andigny, des villages voisins de l'Aisne, mais aussi des villages du Nord. Ces hommes se sont rassemblés pour échapper aux représailles allemandes, mais aussi pour combattre dans l'armée des ombres, au sein de la résistance française. »
Le groupe GIs'Memory, de Villers-Guislain, en costumes d'époque, a su retracer l'ambiance de ce triste épisode de la dernière guerre mondiale.
Cette cérémonie s'est clôturée par un vin d'honneur servi au foyer rural.
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