Publié le mardi 20 décembre 2011 à 12H00 - Vu 85 fois
Monique Hucorne, adjointe aux affaires sociales, a souligné que la crèche n'avait jamais connu des travaux aussi importants.
SEDAN (Ardennes) Embouteillages et petits fours samedi à la crèche Crussy qui fêtait ses 50 ans et inaugurait en même temps le début des travaux de rénovation.
LE bâtiment de la rue de Navières avait ouvert ses portes le 18 décembre 1961. La nouvelle construction venait remplacer l'ancienne « crèche-asile » de la place d'Alsace Lorraine démolie par les bombardements mais conservait le nom de son généreux donateur, Victor Crussy.
50 ans après, parents, anciens agents et médecins comme Paulette Charlot, enfants - devenus grands -, élus, sont venus très nombreux pour partager des souvenirs et fêter les travaux de rénovation. Une matinée portes ouvertes préparée depuis plusieurs mois par l'équipe des puéricultrices et Monique Hucorne, adjointe aux affaires sociales. On s'est pressé dans les couloirs pour visiter les locaux dédiés aux nourrissons, aux « moyens » et aux « grands ». On s'est hissé sur la pointe des pieds pour découvrir l'expo sur la place de l'enfant (de l'époque hygiéniste au bébé considéré comme une personne) apercevoir les ateliers mis en place par les puéricultrices.
Puis ce furent les discours, et les témoignages sous les guirlandes de papier. Notamment celui d'Olivier Ludinard qui fut le premier bébé de la crèche, puisque sa maman, Annie, en était la directrice.
Un grand dortoir
Souvenirs un peu lointains pour le directeur de l'école Leclerc-Adam, mais évocateurs, entre le bac à sable et la soupe que les enfants rapportaient le soir à la maison. Une tradition qui a perduré jusqu'au début des années 90.
« C'est pour moi un émerveillement de voir l'évolution de la crèche » a dit Jacqueline Bouvard « quand je suis entrée au bureau d'aide sociale, la crèche ressemblait plus à un hôpital. Il y avait un grand dortoir et une salle de jeux, mais les enfants n'avaient pas de coin à eux. »
Pour Elisabeth Kraus, l'évolution de l'accueil du tout-petit en milieu collectif s'est produite après mai 68. La directrice de la crèche a plongé dans les archives pour préparer un document de 24 pages illustrées de nombreuses photos qui a été offert samedi à tous les visiteurs, avec un porte-clés à l'image d'un bébé suçant son pouce. L'un des changements les plus marquants fut pour Roger-Pierre Meunier, directeur du centre communal d'action sociale et responsable des crèches municipales depuis 33 ans, la suppression des tables de change qui marquait une césure entre les familles et le personnel des crèches. « Avant les parents n'accédaient pas aux sections. L'enfant une fois changé était remis aux puéricultrices qui lui mettaient la tenue de la crèche. »
Pour Roger-Pierre Meunier, « les crèches se sont humanisées, en devenant des lieux d'accueil et d'éveil psychomoteur » Chef du service pédiatrie, Alain Hureaux, qui visite chaque semaine les crèches, a salué le rôle des puéricultrices « très investies dans leur travail. » Des puéricultrices très entourées samedi, car elles ont partagé les souvenirs heureux de nombreuses familles sedanaises. Depuis quelques années, les enfants ne ramènent plus la soupe à la maison, mais les repas sont toujours préparés sur place avec des légumes frais.
D.B.
Glissez cette image dans la barre des tâches pour épingler le site








Réagissez