Publié le lundi 27 septembre 2010 à 07H59 - Vu 35 fois
Un enjeu clé pour les chirurgiens qui pratiquent les greffes et pour les malades qui attendent un organe : limiter le refus des familles « par précaution ». Tous les défunts en état de mort encéphalique (cérébrale), qui sont recensés dans les services hospitaliers, ne sont pas prélevés automatiquement (48 % en 2009) pour des raisons médicales ou logistiques. Souvent, c'est la famille du défunt qui refuse le prélèvement des organes du défunt.
Actuellement, et selon les données de l'agence de bio-médecine, près d'un prélèvement possible sur trois est encore refusé. C'est durant les moments les plus difficiles pour une famille que les médecins, les infirmières et d'autres personnels médicaux doivent effectuer les demandes auprès des familles.
« La diplomatie est bien évidemment de rigueur. dans certains cas, les pourparlers peuvent durer plusieurs dizaines de minutes. Mais le fait est que, grâce à une simple discussion, nous pouvons arriver à convaincre des gens que les organes de leur défunt pourraient sauver une ou plusieurs vies », commente un chirurgien parisien.
La religion dans tout ça
Les plus grandes religions incitent leurs fidèles à réfléchir au don d'organe. Islam, judaïsme, christianisme, ces trois grandes religions monothéïstes affirment que la vie humaine est primordiale et « tout ce qui peut la sauver ne rencontre pas d'opposition de principe ».
Pour le don d'organes, il s'agit plus d'un débat avec sa propre conviction. Ni cautionnement, ni prohibition.
Chacun peut s'opposer au don d'organes pour des raisons spirituelles et personnelles.
En 2009, 250 malades sont morts faute de greffe à temps. En 2009, 14 403 patients ont attendu une greffe d'organes. Plus de la moitié attendait un organe depuis plus d'un an, avec une forte proportion de personnes nécessitant une greffe rénale.
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