Publié le dimanche 13 juin 2010 à 11H00 - Vu 109 fois
« Je voudrais surtout saluer Alfred Bardey qui a quand même dû supporter Rimbaud au quotidien ». C'est non sans humour que Marie-Anne Bardey rend hommage à son grand-oncle qui a employé Arthur Rimbaud dès 1885 à Aden et Harar.
Les enfants, puis petits-enfants de René et Pierre Bardey ont ainsi entendu quelques anecdotes sur le poète que leurs aïeux ont côtoyé de près, mais pas tant qu'on pourrait l'imaginer : « Mon père les gardait (les documents, NDLR). Et le soir, au coin du feu, ça lui arrivait de nous raconter des histoires, mais qui étaient très romancées. Par exemple, il nous a dit que Rimbaud était mort dans les bras de Blanche (la belle-sœur d'Alfred, NDLR), ce qui est faux », se souvient Étienne Bardey, arrière-petit neveu d'Alfred.
En tout cas, ils ne s'imaginaient pas retrouver des documents inédits écrits par le poète : « La manière dont mon père parlait de tout ça, on était persuadé que c'était des copies », lance Christine Bardey, arrière-petite nièce d'Alfred.
« C'était au fond d'un placard, mélangé avec tout un tas de trucs personnels. C'est lors de son décès qu'on s'est replongé dedans et qu'on fait des découvertes ». Et d'ajouter : « J'avais l'image du poète en tête, le même que celui qu'on découvre à l'école à travers ces poèmes. Je savais en plus qu'il était allé en Afrique, mais je n'en savais pas tant que ça ».
La famille d'un commun accord décide de faire don de tous ces objets au Musée Rimbaud perpétuant la tradition familiale.
Madeleine Bardey, qui a connu son grand-oncle Alfred, avait en effet également déjà donné, dans les années 1970, le manuscrit des mémoires et les photographies rassemblées par Alfred Bardey.
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