Publié le dimanche 07 février 2010 - Vu 7 fois
Certains ont rejoint le groupe théâtre depuis quelques semaines, d'autres arpentent les tréteaux depuis une trentaine d'années ! Mais qu'est-ce qui fait bouger cette fringante et impertinente vieille dame née au début des années cinquante, qu'est la compagnie amateur du Cercle Pierre Bayle ? Confidences après le dernier rappel…
« Au-delà d'une expérience personnelle, c'est une chaîne humaine. On est tous obligatoirement solidaires et suspendus aux autres. Il y a un profond respect de ce qu'est chacun. C'est pour moi une belle leçon d'humanité » dit Gisèle Masse qui est revenue après cinq années de parenthèse pour apprendre la danse orientale : « On donne beaucoup, mais on reçoit beaucoup des autres et du public. Sans les spectateurs, on ne pourrait pas jouer »
« On oublie les petits travers du quotidien et le mauvais côté de la société est balayé par le travail qu'on fait ici. Je crois que si l'on ne tente rien on ne sait pas ce que l'on est capable de faire. Ici on se découvre autre. On n'est pas obligé de suivre une école de théâtre pour pratiquer le théâtre ou d'aller au conservatoire pour danser. Il suffit de regarder la vie car la vie est un grand théâtre. Mais il faut aussi travailler, travailler et encore travailler ! » raconte Joël Latour, comédien décorateur et technicien, qui a rejoint le groupe pour « Mai 40 ».
Gérard Rémy, comédien et décorateur : « On se donne beaucoup mais notre récompense, c'est le public ! Les spectateurs nous portent, nous donnent de l'élan. Quand les gens rigolent comme ce soir, c'est formidable ! »
« C'est mon jardin secret, ma bulle d'oxygène et j'aurais bien du mal à m'en passer ! » explique Michel Bernard qui a contracté le virus pour La Nuit des Sangliers.
« J'ai pris le train en septembre et ce soir, je découvre le plaisir de jouer et de partager quelque chose avec les autres. Chacun met son grain de sel et Jacques Seran est un formidable metteur en scène » déclare Jean-Christophe Badré.
C'était la première aussi pour Françoise Hamel : « C'est un groupe très intégrateur et tolérant. On se sent vite à la maison ».
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