Publié le jeudi 18 mars 2010 à 11H24 - Vu 104 fois
Naïm Dichou : « Il a voulu tuer mon fils ».
Naïm Dichou, le père de la victime du coup de fusil à la cuisse - des faits qui se sont déroulés mardi soir à Gespunsart - est en colère. Il a tenu à nous raconter la vérité d'un père qui souffre tout en réclamant du respect suite au malheur de sa famille. Depuis les faits, il crie haut et fort que son fils Jérémy n'est pas un trafiquant mais « la victime d'une histoire d'amour ».
Pour argumenter son discours, le père de famille est revenu sur quelques points sombres de cette affaire : « Il y a des gens qui disent qu'il avait une sacoche à sa taille lorsqu'on a tiré sur lui et que cette sacoche a disparu le soir des faits. C'est faux ! La sacoche dans laquelle il y avait des papiers administratifs et d'identité a été ramassée par sa mère et récupérée par les gendarmes ce matin (mercredi) ».
Il prend la parole aujourd'hui, car il ne veut pas que l'on fasse un amalgame avec ce qui est arrivé à son fils et le trafic de drogue à Gespunsart. « Cela fait 40 ans que je vis dans cette commune et j'ai toujours connu ça depuis mon plus jeune âge. C'est culturel à Gespunsart. Il y a un décalage entre ce qui s'est passé et tous les ragots qui se disent sur mon fils autour de cette affaire. Mon gamin a ses qualités et ses défauts. Il est possible qu'il soit consommateur, je ne sais pas mais je sais qu'il n'intègre pas la catégorie des trafiquants de drogue. Jérémy n'a pas de revenu car il ne travaille pas. Il n'a pas de voiture, ni de moto. C'est moi qui lui ai acheté, la semaine dernière sur Internet, des vestes et des pulls. Ce garçon n'a aucun signe extérieur de richesse. Vous voyez que ce n'est pas un trafiquant ! »
Coup de crosse sur la tête »
Pour montrer que cette affaire est une histoire de rivalité amoureuse, Naïm Dichou a rappelé la vraie histoire : « Cela fait dix mois que mon fils sort avec Fanny, sa copine et cela fait un peu plus de huit mois que cette histoire couve. Au bal du Mardi gras, à Gespunsart, il y avait eu déjà une bousculade entre mon fils et son agresseur. Mardi vers 19 heures, Fanny a eu un échange verbal musclé avec sa cousine, qui sort avec celui qui a tiré sur mon fils. Fanny a fait des remontrances à sa cousine âgée de 16 ans en lui disant qu'elle n'était pas d'accord qu'elle sorte avec un mec âgé de 37 ans, qui de plus était son ancien copain. Elle ne voulait pas que sa cousine soit battue, comme elle l'était au moment où elle sortait avec lui ».
Les yeux rougis de douleur, Naïm poursuit : « L'agresseur de Jérémy est sorti de sa voiture avec un fusil en main. Il a pris Fanny par les cheveux et l'a traînée sur le sol en lui assénant un coup de crosse sur la tête. » Il a ajouté : « Tu as de la chance que le fusil ne soit pas chargé ». Un peu plus tard dans la soirée, il est revenu sur la place. Il est sorti de sa voiture. Les personnes qui étaient présentes se sont mises à courir dans tous les coins. Il a ensuite épaulé son fusil, a visé mon fils et a tiré. Il était à trois mètres. Il a voulu le tuer, c'est un crime ».
Bernard DORDONNE
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