Publié le mardi 16 février 2010 à 11H32 - Vu 4 fois
Florence Richeton, responsable de l'Apec en Champagne- Ardenne.
Florence Richeton, responsable Apec Champagne-Ardenne, donne des explications aux tendances régionales.
Pourquoi les perspectives de recrutement sont-elles moins bonnes en Champagne-Ardenne qu'au niveau national ?
Parce que nous avons encore un fort tissu industriel. Or l'industrie a reculé de dix points en termes de recrutement de cadres au cours de l'année 2009. C'était encore récemment un des secteurs qui recrutaient fortement. Par ailleurs, le pessimisme des entreprises est aggravé par le fait que nous avons encore beaucoup d'équipementiers automobiles et beaucoup d'industries lourdes, notamment dans les Ardennes.
Les cadres « recherche et développement » sont les parmi les plus prisés. Quelles entreprises les recrutent ?
Ce sont par exemple les entreprises du secteur agroalimentaire. On recrute notamment sur le pôle de compétitivité industrie et agro-ressources. Il y a aussi les entreprises du secteur automobile qui, si elles licencient malheureusement dans la production industrielle, font en même temps des recrutements pour leurs centres de recherche. L'industrie pharmaceutique est également très active.
Pour répondre à la crise, les entreprises doivent créer de nouveaux produits et investir dans la recherche.
Comment s'explique la forte demande de cadres commerciaux ?
Dans une conjoncture difficile, les entreprises ont besoin de commerciaux pour être compétitives et ramener des marchés.
Lorsqu'une entreprise recrute, est-elle confrontée à des problèmes d'attractivité de nos territoires ?
Certaines d'entre elles ont, sur certaines fonctions, de la difficulté à attirer. Cela concerne des entreprises des Ardennes et certaines de la Marne dès lors que l'on sort de Reims, Épernay et, dans une moindre mesure, Châlons. On a plus de difficultés sur Vitry et Sézanne mais on y arrive quand même en communiquant sur les atouts de la région ou le dynamisme de l'entreprise qui recrute. Il faut aussi essayer d'avoir des rémunérations attractives. Au niveau de l'Apec, on essaie de faciliter l'emploi des conjoints, qui est parfois une condition pour faire venir des cadres dans la région.
Les cadres de la région sont-ils eux-mêmes mobiles ?
En toute honnêteté, il vaut mieux qu'ils le soient, car nous sommes dans l'une des régions les moins favorisées. On a un bon retour à l'emploi pour les cadres suivis à l'Apec de Reims. Mais ils ne trouvent pas toujours sur le bassin de Reims, et même dans la région. Plus ils seront mobiles, plus leur recrutement sera rapide.
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