Publié le samedi 30 mai 2009 à 01H00 - Vu 1 fois
L'enlèvement des tags coûte chaque année plus de 200.000 euros aux contribuables.
Responsable du service propreté de la Ville Larbi Aït Yahia constate aussi, avec peine pour ses équipes sur le terrain, que le nombre de tags augmente. « C'est aussi leur dimension qui augmente, ce qui nécessite encore plus de temps pour les enlever. » Si le nombre de salariés pour traiter le problème n'a pas changé, - il y a trois équipes de deux personnes -, le service a dû se réorganiser.
« Avant on traitait ponctuellement les tags. Maintenant on regroupe les interventions par secteur pour éviter de perdre du temps. On est presque arrivé à revenir aux délais d'intervention habituels. Mais c'est vraiment décourageant de passer par exemple trois jours pour enlever des tags rue de Talleyrand et d'être obligé de le refaire aussitôt car les tagueurs sont repassés. »
Rapides comme l'éclair
Pas facile de mettre la main sur les tagueurs. « On en a déjà filmé. Ils arrivent avec leur sac à dos, capuche sur la tête et en trois secondes ils font un tag d'un mètre sur un mètre. Quand ils se font arrêter, nous fournissons à la police des tas de documents photos et des devis et je peux vous dire que ça coûte cher. Mais… dernièrement un tagueur de Bordeaux s'est fait arrêter. Il a une facture de 15.500 € à payer. Seulement, on lui prélève 50 € par mois sur son salaire. On a fait le calcul, il lui faudra 28 ans pour s'acquitter de sa dette ! De plus, il a été rattrapé et il a une facture supplémentaire de 2.800 € qui vient s'ajouter à la première ! Les tags sont un phénomène international et partout ils ont du mal à s'en sortir. Nous avons discuté avec des tagueurs qui disent qu'ils n'ont pas de lieux d'expression à Reims. Nous allons leur en fournir en espérant que les tags sauvages diminueront. »
A.M.
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