Publié le vendredi 16 avril 2010 à 10H40 - Vu 39 fois
BENOIT HURE, président du Conseil général : « Ce qui a changé, c'est la stratégie de l'Etat de réaliser en une seule tranche cette autoroute A 304. Jusqu'alors, nous étions sur l'hypothèse de trois tronçons. Le premier, chronologiquement, et géographiquement, allant de La Francheville à Belval. Puis devaient suivre Belval-Le Piquet et enfin Le Piquet-Rocroi. Dans ce contexte, on n'imaginait pas cette première tranche déboucher… nulle part ! D'où l'idée de la relier à la RN43. Cela permettait de contourner Charleville (par l'ouest) et d'y fluidifier la circulation. Cette liaison, le Conseil général devait seul la financer. Contourner la piste via une sorte de « S » coûtait 80 M€. Contre 40 pour un tracé qui effectivement coupait la piste d'un aérodrome dont une étude que nous avions commandée par ailleurs indiquait qu'il ne présentait pas de potentiel, sauf en matière de dépannage et pour l'aviation de loisirs. Mais pour des raisons techniques (matériaux, ouvrages d'art), l'Etat veut donc désormais réaliser l'A 304 d'un seul tenant. Avec comme date d'achèvement 2014 (s'il n'y a pas d'aléas), ou en tout cas 2015. Il n'y aura plus lieu alors, vraisemblablement, de vouloir la relier à la RN43 de la manière envisagée initialement. Quant au barreau « nord », son raccordement se fera différemment.
BORIS RAVIGNON, conseiller général : « J'ai toujours pensé qu'il n'y avait pas lieu de vouloir ou devoir choisir entre fromage et dessert. Et que le raccordement à l'A 304 pouvait se faire en épargnant l'essentiel d'une piste qui en son temps a quand même coûté une somme conséquente aux contribuables. J'espère que le bon sens a prévalu. Au-delà des raisons objectives et techniques, je pense par ailleurs que le président Huré a compris que l'avenir de l'aérodrome n'était pas seulement l'affaire de quelques amateurs d'aviation mais que cet équipement devait être préservé. »
LES UTILISATEURS (extrait du mail circulant entre dirigeants d'associations basées à l'aérodrome de Belval) : « La récente campagne électorale en vue des élections régionales m'a permis de rencontrer MM. Pierre Cordier et Jean-Luc Warsmann (avec lesquels j'ai abordé) le sujet brûlant de la survie de notre aérodrome. Malheureusement ces rencontres ont été improductives pour la simple raison qu'ils ont tous deux décommandé leurs présences à l'assemblée générale que le club organise annuellement.
J'ai donc pris l'initiative de rencontrer M. Boris Ravignon qui, lui, est conscient de la nécessité de préserver la plateforme. (Puis) je me suis alors dirigé vers le sénateur Marc Laménie qui m'a donné les moyens de rencontrer son confrère également président du Conseil général, M. Benoît Huré.
Vint alors la probable bonne nouvelle émanant directement de sa bouche. Il m'a solennellement annoncé que le projet initial a été ajourné. La raison d'une telle révision : le fait que l'Etat a repris le dossier en main allégeant alors le Département de sa chape budgétaire qui dictait sa motivation fondée sur une politique du moindre coût. Le barreau autoroutier de raccordement au Y ardennais passerait alors plus en amont […]. Certes cela coûtera plus cher mais ce vœu jouit d'une réalité plus pragmatique qui vise à l'unicité d'une route débouchant alors directement au Piquet. Ce nouveau projet qui va repousser apparemment à 2014 la finalisation des travaux, s'est formalisé dans un rapport finalisé début février. […] M. Huré m'a ainsi assuré que cette perspective était bel et bien décidée, ce qui s'apparenterait à considérer le maintien de notre activité comme acquis. Il faut tout de même rester stoïque face à un tel effet d'annonce même si notre firmament semble annoncer des jours plus radieux en perspective. »
Signé par un dirigeant de club.
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