Publié le mercredi 15 août 2012 à 11H00 - Vu 213 fois
Vincent Sonnerat et Christian Cl¿ment, de la division de l'aménagement et de l'urbanisme de la Ville, ont travaillé pendant plus d'un an à cette modification. Ici, avec Raymond Stévenin (à droite), l'élu en charge du dossier.
CHARLEVILLE-MEZIERES (Ardennes). Moins rigide et débarrassé de ses incohérences initiales, le Plan Local d'Urbanisme (PLU) a subi un toilettage nécessaire après trois ans d'existence.
«ON était presque trop exemplaire. » Pour un peu, l'adjoint en charge de l'urbanisme s'en excuserait. Trois ans après sa mise en place, le plan local d'urbanisme (Plu) de Charleville-Mézières a été modifié. Ce document édictant les règles de construction et d'aménagement sur le territoire (découpé en zones) a subi une refonte partielle. Celle-ci poursuivait deux objectifs : suppression des redites et autres incohérences et assouplissement de la réglementation.
« Le Plu avait tendance à trop réglementer la périphérie avec des normes exigeantes qui s'appliquaient au centre-ville historique. C'est vrai qu'à Etion ou la Croisette, on a dû mal à voir les choses de la même manière que dans le centre », reconnaît Raymond Stévenin, élu en charge de l'urbanisme.
« Je prends l'exemple d'une dame à Montcy, qui voulait mettre du PVC dans sa maison. On a été obligé de dire non, alors que toutes les autres maisons en avaient. Dans le centre, oui ça se justifie, mais à Montcy… On a eu aussi des problèmes de réfection de toiture, où on obligeait les gens à mettre de l'ardoise. »
Une rigueur qui n'était pas pour améliorer les relations avec les usagers : « Dans ce type de cas, on est confronté à un dilemme. Soit on fait preuve de bon sens et on s'expose au risque qu'un voisin attentif lance une procédure, soit on applique la réglementation. » Et des problématiques de ce genre, la division de l'aménagement et de l'urbanisme en a connues un certain nombre.
La révision prévue pour la prochaine mandature
Le service, situé à la Macérienne avenue Louis-Tirman, examine en moyenne une centaine de dépôts de permis et 200 à 300 déclarations préalables de travaux par an.
En somme, les rédacteurs du Plu ont sans doute voulu trop bien faire : « On sortait du Grenelle où il était question de densifier les zones urbaines et de privilégier les espaces verts. C'est vrai que le cabinet a fait attention à tout cela », explique M. Stévenin. A la décharge des rédacteurs, il faut savoir que le Plu, entré en vigueur en octobre 2009, est le premier document de ce genre dont se soit doté la Ville*.
Confronté à la pratique, force a été de constater qu'une modification était nécessaire. Un assouplissement qui concerne des dispositions aussi diverses que les conditions de construction des extensions par exemple : « Sur l'arrière des habitations, il fallait une parcelle très profonde d'au moins 50 à 60 mètres », détaille Vincent Sonnerat, du service de l'urbanisme. Idem pour la construction de garages groupés en fond de rue, interdite jusqu'alors pour éviter « une pollution visuelle en centre-ville », selon Christian Clément, architecte. Elle a de nouveau été autorisée à la périphérie.
De même pour le stationnement pour lequel il est désormais recommandé d'avoir une place minimum pour deux logements : « Avant, c'était une obligation, ce qui a créé un effet d'aubaine pour les bailleurs sociaux notamment », confesse l'élu.
Les techniciens de la division en ont aussi profité pour simplifier l'écriture des règlements ou bien supprimer des dispositions répétitives et incohérentes avec les réalités du terrain : suppression des zones inondables ne concernant que des servitudes, réécriture de textes sur les locaux à vélo…
Rien de bien méchant, mais une simple adaptation du document avec les difficultés et les besoins rencontrées sur le terrain. « Un Plu doit vivre », résume M. Clément.
Le grand chambardement devrait avoir lieu au moment de la révision du Plu. Une opération globale et réglementée touchant l'ensemble des zonages qui « se fera sous le prochain mandat », assure Raymond Stévenin. « Il faudra revoir les zones à bâtir, les espaces commerciaux… Le tout pour suivre l'économie de vie de l'agglomération aussi. »
M.T.
* Jusqu'en 2009, la Ville était régie par un document par la direction départementale des territoires en 1979 qui a été modifié à de nombreuses reprises.
** A la fin de l'année, le service urbanisme va déménager pour la place de l'Agriculture.
Glissez cette image dans la barre des tâches pour épingler le site











