Publié le jeudi 28 juin 2012 à 10H08 - Vu 752 fois
CHARLEVILLE-MÉZIÈRES (Ardennes). En août de l'année dernière, à l'angle de la place Jacques-Bozzi et de l'avenue Gustave-Gailly, un Carolo a été retrouvé, gisant dans une mare de sang. Les sapeurs-pompiers l'ont transporté d'urgence à l'hôpital Manchester.
HIER matin, plusieurs rues du centre-ville de Charleville-Mézières, à proximité de la discothèque appelée autrefois X-Trem, ont été bloquées de 4 h 30 à 9 h 30 pour les besoins d'une reconstitution. Des dizaines de policiers nationaux et municipaux avaient été déployés pour l'occasion.
Juge d'instruction, magistrats, avocats, enquêteurs ont tenté de clarifier les zones d'ombres persistantes dans l'affaire de coups de couteau dans le ventre qu'avait reçus un jeune homme d'une vingtaine d'années dans la nuit du 5 au 6 août 2011 à Charleville-Mézières.
Dépassement périlleux
Ce soir-là, deux collègues de travail décident d'aller terminer leur soirée en discothèque. Pour les accompagner, elles appellent deux copains. Les couples arrivent vers 3 heures au Klub, boîte de nuit anciennement appelée X-Trem.
Selon des témoins, l'une des deux filles a été abordée par d'autres garçons qui se trouvaient dans la boîte. Une drague qui n'a, semble-t-il, pas plu au copain au point de faire part de son mécontentement à l'homme qui était un peu trop collant. Après cette légère altercation, les filles décident de partir. Il était 5 heures du matin. Comme la propriétaire du véhicule était ivre, elle a donné les clefs à sa copine. Les deux hommes se sont engouffrés à l'arrière de la petite voiture à trois portes.
À proximité du lycée Sévigné, la conductrice a constaté qu'elle était suivie par une autre voiture dans laquelle il y avait trois individus. Le temps qu'elle comprenne, le conducteur du véhicule qui les suivait a tenté un dépassement périlleux à l'angle des rues de Madame-de-Sévigné et de Rivoli, pour, semble-t-il, pouvoir les coincer. Cette manœuvre s'est accompagnée d'insultes. Ils ont tout de suite compris que leur agresseur était l'individu avec qui leur copain avait eu des problèmes dans la discothèque.
Prise de panique, la conductrice a accéléré en direction de l'avenue de Gaulle. Lorsqu'elle est arrivée au feu situé à l'entrée de la rocade, comme l'autre voiture était toujours à sa poursuite, la conductrice a grillé le feu, puis a pris la rue qui conduit vers le cinéma. Elle est remontée ensuite vers l'avenue Charles-Boutet où elle a été obligée de s'arrêter derrière une voiture qui avait marqué l'arrêt au feu rouge situé entre la rue de Longueville et la rue François-Mitterrand.
Une enquête rondement menée
Ceux qui les pourchassaient se sont arrêtés à leur niveau et le passager arrière droit est descendu, a cassé le rétroviseur du conducteur puis donné des coups de poing sur les vitres, cherchant à les briser.
Certainement pour défendre sa copine, mais aussi pour en découdre avec celui qu'il avait déjà tutoyé du regard dans la boîte de nuit. L'homme qui était assis à l'arrière de la voiture, derrière la passagère, lui a demandé de lui ouvrir la porte pour qu'il puisse affronter le belligérant.
Une grosse bagarre éclate entre les deux hommes à l'angle de la place Jacques-Bozzi et de l'avenue Gustave-Gailly. Une bagarre au cours de laquelle celui qui voulait dégrader la voiture, a reçu des coups de couteau dans le dos.
Juste après les faits, les deux copines ont repris la route de leur domicile en déposant chez eux leurs copains dont l'auteur présumé des coups de couteau.
Ce dernier a été identifié, puis appréhendé à Sedan grâce à un bon travail d'enquête de la police de Charleville-Mézières qui avait recueilli des renseignements parmi les habitués de la discothèque et suite à l'audition de la victime. Il a été emmené à la prison de Châlons-en-Champagne où il a été placé en détention provisoire en raison de la gravité exceptionnelle des faits.
Les autres personnes qui étaient avec lui, les deux filles et l'autre copain ont été interpellés. Ils sont placés sous contrôle judiciaire. Ils ont été mis en examen pour non-assistance à personne en danger.
La reconstitution d'hier va permettre maintenant aux enquêteurs de déterminer les degrés de responsabilités des protagonistes.
Bernard DORDONNE
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Les dernières contributions
GREG54
29/06/2012 à 22h00
Il aurait du se faire tabasser sans bouger et l agresseur n aurait eu qu un rappel à l ordre
C est le monde à l envers ?
Commentaires anonymes
28/06/2012 à 17h29
l'aest pas belle la vie :on se fait poursuivre en voiture on se fait agresser et on se retrouve en tole
Poudou
28/06/2012 à 14h11
+1
ça n'excuse pas les coups de couteau mais il y a légitime défense non ?
dans le sens inverse jusqu'ou auraient été les suiveurs ?
Daj08
METZ
28/06/2012 à 12h39
Peut être que ça calmera la personne qui faisait son malin et a dégradé la voiture ; la défense est sans doute disproportionnée mais en attendant ce n'est pas l'auteur présumé des coups de couteau qui est venu attaqué.