Publié le mardi 30 août 2011 à 08H50 - Vu 5085 fois
Réveil d'autant plus difficile et douloureux hier matin pour les derniers campeurs quand ils ont vu la police scientifique procéder aux premiers relevés.
CHARLEVILLE-MÉZIÈRES (Ardennes). La fête a été gâchée. Hier matin, une festivalière a été retrouvée morte au camping du Cabaret Vert. La Dijonnaise de 26 ans aurait succombé à une overdose.
LA 7e édition du Cabaret Vert a été endeuillée, hier, par la découverte au camping, du corps sans vie d'une jeune femme de 26 ans. Laurie, originaire de Dijon, participait à son premier festival à Charleville-Mézières.
Il était 6 heures hier, lorsque les sapeurs-pompiers - qui avaient installé un poste de secours sur le site - ont été alertés par des camarades de la festivalière.
Ils leur ont expliqué que leur amie ne bougeait plus. Immédiatement, les secours se sont activés pour tenter de la réanimer. En vain. Le médecin du SMUR ne pouvait que déclarer le décès de la jeune femme suite à un arrêt cardio-respiratoire.
Dans les minutes qui ont suivi, alors que la majorité des festivaliers dormait encore, une dizaine de policiers ont envahi les lieux qui devenaient un temps « scène de crime ».
Deux personnes qui se trouvaient dans la tente avec la jeune femme ont été arrêtées et emmenées au commissariat pour être interrogées sur le déroulement de la soirée.
Pour tenter de connaître les causes exactes de la mort de la jeune femme, les fonctionnaires de la police technique et scientifique ont examiné le corps sans vie de Laurie avant de passer sa tente au peigne fin.
Dans le même temps, une dizaine de policiers ont récolté le témoignage des festivaliers qui avaient planté leur tente à proximité de celle de la victime.
Deux heures après la découverte du corps, un corbillard venait sur le site afin de prendre en charge la dépouille.
Le substitut du procureur de permanence a dans un premier temps avancé l'hypothèse d'un décès par overdose.
Déjà secourue à deux reprises
Une autopsie du corps ainsi que des analyses toxicologies devaient être effectuées, hier, dans la soirée. Les résultats seront connus dans les prochains jours.
Les premiers éléments ont d'ores et déjà permis de démontrer que la victime n'avait pas été agressée, raison pour laquelle la thèse criminelle n'a pas été retenue par le parquet.
Selon une source proche de l'enquête, la victime était connue des services de secours de Charleville.
En effet, elle avait été vue dans la nuit de vendredi à samedi par le médecin du poste de secours des pompiers du SDIS pour un problème d'alcool. Elle avait été transportée au centre hospitalier.
La nuit suivante, c'est l'équipe du SAMU des urgences de l'hôpital qui est intervenue directement sur le site du camping pour prendre en charge la Dijonnaise qui avait absorbé des produits stupéfiants et de l'alcool. Elle avait été transportée par le SAMU dans un état grave. Par ailleurs, la victime était suivie pour des problèmes toxicologiques et suivait un traitement à la méthadone.
L'enquête précisera peut-être s'il y aurait dû y avoir , après deux premières alertes, une mesure d'interdiction d'accès au festival à l'encontre de la victime, ou une prise en charge plus adaptée, fût-ce sous la contrainte.
Quoi qu'il en soit, ce drame vient ternir six années de festival sans problème grave et devrait entraîner de nombreuses questions sur la gestion du camping qui a comptabilisé plus de 3 000 tentes pour 6 000 occupants.
Bernard DORDONNE
Glissez cette image dans la barre des tâches pour épingler le site









Réagissez