Une jeune fille de 19 ans se tue en tombant du 3e étage

Une jeune fille de 19 ans se tue en tombant du 3e étage

Publié le dimanche 21 août 2011 à 11H00 - Vu 5937 fois

SEDAN (Ardennes). Lorie, jeune fille de 19 ans, originaire de Floing, a trouvé la mort samedi vers minuit et demi. Il s'agirait d'un geste de désespoir lié au drame de Deauville.

LA rue de l'Horloge est sous le choc. Vers minuit et demi, Lorie, une jeune fille de 19 ans a trouvé la mort dans la cour intérieure du n° 13, après une chute fatale depuis le 3e étage de ce petit immeuble du centre ancien. Le SMUR et le médecin des sapeurs-pompiers arrivés après la police, ont immédiatement procédé à un massage cardiaque et tenté pendant de longues minutes de la ramener à la vie. Avant de constater le décès et de confier le corps de cette jeune fille, originaire de Floing, aux services de police.
Comme lors de tout décès sur la voie publique, une procédure judiciaire a été diligentée par le parquet mais l'hypothèse d'un geste criminel a été écartée, indiquait-on hier en fin d'après-midi au commissariat de police où les auditions des témoins du drame et des proches de la victime, se sont déroulées une partie de la nuit et toute la journée de samedi.

Intervention musclée

Les investigations étant protégées par le secret de l'instruction, aucune information n'a été divulguée par l'officier de police et le substitut du procureur. Sur place, les amis de la jeune fille sont désemparés et anéantis. Selon leurs témoignages, Lorie était venue avec son petit ami participer à une soirée organisée par un de leurs copains, locataire de cet appartement. « Elle était joyeuse et toute souriante comme d'habitude » confie son ami, qui s'était absenté avant le drame pour aller acheter des boissons au Marmara, et a appris l'affreuse nouvelle à son retour.
Le petit groupe évoque l'intervention musclée des policiers, qui arrivés sur les lieux avec deux chiens muselés ont dû employer la force pour les besoins de l'enquête et pour maîtriser le jeune homme. Celui-ci, sous le coup du désespoir a donné un coup de tête dans une vitrine et s'est violemment débattu pour approcher du corps de son amie, blessant au passage au visage l'un des représentants des forces de l'ordre pour tenter de forcer le passage, avant d'être lui-même mis à terre sans ménagement.
La joue marquée par l'empreinte de la chaussure d'un policier, le garçon qui est sorti du commissariat vers midi, a les yeux rouges de larmes. Ses copains et son père, qui lui aussi a passé la nuit au poste après avoir tenté de s'interposer sont tout aussi bouleversés par le décès de la jeune fille. La soirée avait bien commencé avec une bonne ambiance et de la musique. Mais une dispute s'est ensuite produite avec des voisins mécontents du bruit. Et surtout, une bagarre a éclaté dans la rue, provoquée par des individus extérieurs à la soirée, amenant l'un des jeunes à descendre pour ramener le calme, non sans prendre au passage quelques coups.
Enfin, l'hypothèse selon laquelle Lorie aurait reçu une mauvaise nouvelle sur son portable n'est pas à exclure. Elle se serait mise à pleurer, parlant de son père, et s'isolant dans la chambre. La jeune fille aurait cru que son père avait été retrouvé décédé dans un camping-car près de Deauville, alors qu'il s'agissait de son oncle, Daniel Schaeffer (notre édition du 20 août). Quand en a-t-elle été prévenue ? Dans le petit groupe, personne n'est sûr. « Elle ne nous a rien dit, et elle n'était pas triste en arrivant. Rien ne permettait de prévoir ce qu'elle allait faire sinon bien sûr, on aurait tout fait pour la protéger. »
D.B.

Hier, les habitants de la commune de Floing et le premier d’entre eux, le maire du village, Mme Dominique Meurie était sous le choc d’avoir appris coup sur coup, la mort de deux de ses administrés. Daniel Schaeffer, 59 ans, retrouvé mort jeudi soir (voir édition de samedi) en compagnie de sa compagne dans leur camping-car stationné dans une contre-allée de Villers-sur-Mer, près de Deauville, et vendredi soir, cette fois c’est une jeune femme de 19 ans, prénomée Lorie qui participait à une soirée à Sedan (lire par ailleurs) qui peu après minuit, a sauté d’une hauteur de 9 mètres par la fenêtre d’un immeuble de trois étages. Le comble de cette triste histoire, c’est que les deux victimes étaient de la même famille, mais ne se fréquentaient presque pas.
C’est particulièrement troublé que le maire de la commune, dont le père de la jeune victime, est employé municipal aux espaces verts de Foing a transmis les condoléances de son conseil municipal aux victimes: «C’est ahurissant. Deux décès de la même famille en moins de trois jours dans des conditions tragiques et étonnantes. On est très mal dans le village, car on ne comprend pas. On ne sait pas quoi faire sinon entourer les familles, particulièrement effondrées, et les assurer de notre solidarité».
B.D.

L'union l'Ardennais