Publié le mercredi 27 octobre 2010 à 08H03 - Vu 1867 fois
BOURG-FIDELE (Ardennes). Alors qu'elle jouait dans le jardin, Flavy a failli être décapitée par une balle à sanglier. Montrés du doigt : les « tontons flingueurs » du bois Rabadet, qui auraient braconné en dehors de leurs terres privées.
«MA femme et ma fille se trouvaient dans notre jardin, lorsqu'une balle a frôlé la tête de mon enfant et est venue se ficher dans le mur de notre maison. J'ai alors immédiatement alerté la gendarmerie, qui s'est déplacée sur les lieux et a constaté l'impact dans le mur de mon habitation, à hauteur de la tête de mon enfant. Et a prélevé et conservé le projectile pour expertise… »
Extraites d'un long dépôt de plainte contre X, à l'attention du procureur de la République des Ardennes, ces quelques lignes font évidemment froid dans le dos. Ecrites par Sandro et Sandrine Lurot, demeurant rue Philippe-Haguette, dans la partie basse de Bourg-Fidèle (où d'autres riverains se disent également inquiets), elles témoignent, en effet, de la peur rétrospective, mâtinée de colère, qui s'est emparée de toute la famille. Au point que, depuis les faits, survenus le 3 octobre dernier, la petite Flavy, cinq ans, qui a failli être décapitée, n'ose même plus sortir dans le joli jardin aménagé avec des jeux divers, que son père avait voulu « un lieu exemplaire de sérénité et de joie de vivre ».
Des excuses refusées
Idem pour les autres enfants du couple, tandis que la maman tressaille au moindre coup de feu, même tiré dans le lointain. Le trou dans le mur est, effectivement, énorme et laisse imaginer quelles auraient été les conséquences, si le projectile avait atteint l'enfant !
Ce qui explique que Sandro Lurot ait repoussé les excuses et qu'il ait également décliné toute proposition de dédommagement de la part des propriétaires belges du groupement forestier des Eperons, organisateurs de chasses, depuis une dizaine d'années, sur les 400 hectares du bois Rabadet (en bordure duquel aurait été tiré le coup de feu malencontreux). Le père de Flavy ayant estimé trop grave la mise en danger de sa femme et de sa fille, et leur traumatisme trop grand, pour demeurer sans suite judiciaire appropriée.
G.G.-M.
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