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Un Revinois décoré grand officier de l'Ordre national du Burkina Faso

Publié le mercredi 28 décembre 2011 à 12H00 - Vu 306 fois


Très apprécié aux quatre coins du monde,  Jean R. Guion revient régulièrement à Revin.

Très apprécié aux quatre coins du monde, Jean R. Guion revient régulièrement à Revin.


REVIN (Ardennes) Revin est le berceau de Jean R. Guion. Une sommité internationale. Chevalier de la Légion d'honneur, membre de l'Académie des sciences d'Outre-Mer, il a noué des liens très étroits avec le pouvoir burkinabé depuis 1976. Son engagement envers ce pays lui a valu d'être élevé récemment grand officier de l'Ordre national du Burkina Faso.

LE chemin de vie de ce Revinois est impressionnant. Né à Revin le 4 septembre 1950 d'un papa ardennais et d'une maman bretonne, Jean R. Guion s'est engagé très jeune en politique, dès l'âge de 15 ans.
Il a notamment été président de l'Union des jeunes pour le progrès. Plus tard, en 1976, il crée avec Jacques Chaban Delmas, dont il était le conseiller, le mouvement Justice et Liberté. Il est également à l'initiative, avec Pierre Messmer, Maurice Druon et aujourd'hui Stéphane Hessel, de l'Alliance francophone qu'il préside. Il s'agit d'une fondation privée, ne recevant aucune aide de l'Etat.
Dans les années 80, il crée la première fondation d'art contemporain d'entreprise. Jean R. Guion préside aussi le conseil international de solidarité avec le Burkina Faso.
Titulaire d'une douzaine de décorations étrangères, Jean R. Guion est aussi membre de l'Académie des Sciences d'Outre-Mer, chevalier de la Légion d'honneur, de l'ordre du mérite et des arts et lettres, et le 10 décembre dernier, il a été élevé grand officier de l'Ordre national du Burkina Faso.
Résidant toujours à Revin, il est présent durant ces vacances. Nous l'avons rencontré.


Quels sont vos liens avec le président Compaoré ?
« Nous sommes amis. Nous nous sommes connus en 1976 à Montpellier. Etudiant militaire, il avait assisté à une conférence que je donnais en tant que président national des Jeunes Gaullistes. Il a commencé à me parler du marxisme. En tant que chrétien pratiquant, il était très intéressé par la valeur de partage du marxisme. Et puis, il m'a récité la première page du livre « Au fil de l'épée » de De Gaulle. ''Tu vois ton De Gaulle, je l'aime aussi'', m'avait-il dit. J'ai été séduit par sa personnalité. De là, nous ne nous sommes plus quittés. Continuant d'échanger par courriers ou télex. Jusqu'à ce qu'il accède au pouvoir en 1987. Il m'avait alors appelé pour que je lui donne un coup de main. Comme c'est un ami, j'y suis allé. »


« Fier et désespéré »


Depuis, vous vous rendez régulièrement au Burkina Faso…
« Le 9 décembre dernier, j'étais à la 8e édition des universités africaines de communication à Ouagadougou. Vers 18 heures, j'ai reçu un coup de fil de la Grande Chancellerie m'invitant à venir participer à cette remise de décoration. Je ne comptais pas y aller. Et c'est là que j'ai appris que je faisais partie des récipiendaires. »
Quelle a été votre réaction ?
« J'ai été très touché de cette très haute distinction. Pour moi, c'est un honneur et un encouragement à continuer à mener des actions, à s'investir encore plus dans les domaines de la culture, de l'humanitaire et du développement. »


Dans quelles actions êtes-vous engagé en ce moment ?
« Avec l'Alliance Francophone, l'un de nos grands combats est d'instaurer un visa francophone, qui permettrait de faciliter les échanges. Nous sommes aussi engagés dans l'humanitaire à travers le monde. Depuis quelques mois, nous essayons d'intervenir au niveau de la crise alimentaire. Il faut savoir qu'il y a six millions d'enfants qui meurent de famine, par an. C'est un génocide, celui de l'indifférence. »


Plus localement, quel regard portez-vous sur la ville ?
« Je suis revinois et fier de l'être. Ça me fait penser à une anecdote. Lors de la rétrocession de Hong Kong à la Chine en 1997, j'étais présent et j'ai été bouleversé, quand j'ai aperçu sous mes pieds une plaque en fonte où était inscrit ''fonderie Henon, Ardenne''. J'étais à la fois fier et désespéré. Fier que Revin ait influencé le monde avec son savoir-faire. Désespéré de voir l'évolution. Je suis très triste que Revin paie aussi le prix de l'impréparation. »
 

Propos recueillis par Céline SOUHAMI
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expat08

08

29/12/2011 à 09h14 | 1

Vuilque, ce serait le burkina FIASKO ! :o)

MMJ08

28/12/2011 à 17h35

Compaoré? Ce n'est jamais de sa faute: son prédecesseur a été assassiné par erreur en 1987et un journaliste dérangeant a été assassiné par ses gardes du corps en 1998. En 2005 et en 2010, il est réélu avec plus de 80% des voix.Régnant avec une poigne gaullienne sur son pays dont il musèle la presse, protecteur de Charles Taylor ancien président du Liberia jugé pour crime contre l'humanité, je ne sais pas si c'est vraiment un homme dont on peut se glorifier d'être ami aujourd'hui. Du temps de De Gaulle et Chaban, peut-être.

themisblind

28/12/2011 à 15h28

Ami du Président Compaoré..... président depuis 1987....un sacré modèle de démocrate ???

VEVE08

28/12/2011 à 13h57

Bien triste effectivement de voir Revin dans cet état. Bien triste sans doute de voir comment Revin est géré actuellement. Ne voulez-vous pas vous présenter comme Maire, vous au moins, vous avez de vrais bagages !

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