Publié le samedi 05 février 2011 à 12H00 - Vu 76 fois
Dans un communiqué, le Syndicat des enseignants du premier degré (SNUIpp), qui fait partie de la FSU, s'insurge que les modifications de la carte scolaire pour septembre 2011 (et les conséquences des retraits de postes) soient reportées après les cantonales.
Une décision politicienne malvenue, selon le syndicat.
« L'Inspectrice d'Académie des Ardennes a informé les organisations syndicales du report du Comité Technique Paritaire Départemental chargé d'examiner la carte scolaire du Premier Degré (habituellement prévu début février) après les élections cantonales. Ce report, selon ses dires, vise à laisser les opérations de rentrée dans les écoles (fermetures de classes, suppressions de postes…) se dérouler dans la sérénité… Mais de quelle sérénité est-il question ? Le SNUIPP avec la FSU a exprimé son désaccord pour que ces opérations soient reportées et estime que les élus locaux et ceux qui briguent un mandat doivent assumer et/ou se positionner sur les conséquences des choix qu'ils opèrent et des options prises en terme de politique budgétaire et éducative. Les 33,5 postes repris cette année dans notre département pour le premier degré, la politique éducative, la formation des jeunes doivent faire partie du débat autour des élections cantonales.
« Plus politicien que pédagogique»
L'Éducation Nationale n'a pas, par cette action de report, à permettre voire favoriser l'élection ou la réélection de certains en cachant aux usagers et aux partenaires de l'école les conséquences directes des mesures budgétaires votées à l'automne dernier par le Parlement.
En 2008, pour la première fois, le CTPD premier degré avait été repoussé pour cause d'élections municipales. C'est donc la deuxième fois que cet artifice - plus politicien que pédagogique…-, pour cause d'échéance électorale, est utilisé dans les Ardennes. Ce sont assurément des pratiques nouvelles qui, sous couvert de protection de l'école, empêchent les électeurs de poser les bonnes questions aux bonnes personnes au bon moment. Pour la FSU, cela nuit au nécessaire débat démocratique sur les questions de l'école, débat qui devrait s'ouvrir lors de cette campagne électorale. Les enseignants du premier degré pâtiront eux aussi de cette opération puisqu'ils ne seront "fixés sur leur sort" que très tardivement dans un calendrier resserré qui précipitera le mouvement des personnels dans des temps de concertations réduits…
La FSU dénonce ces dérives politiciennes de la gestion de l'Éducation Nationale. »
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