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Un président du comité d'organisation enthousiaste / Jacquemart, la force tranquille

Publié le mardi 03 avril 2012 à 11H00 - Vu 85 fois


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Une fois encore, André Jacquemart « tient » solidement les manettes de son Circuit (qui se veut, cett année, environnemental),  ne manquant jamais l'occasion de prendre le micro pour promouvoir l'organisation.

Une fois encore, André Jacquemart « tient » solidement les manettes de son Circuit (qui se veut, cett année, environnemental), ne manquant jamais l'occasion de prendre le micro pour promouvoir l'organisation.


S'il reconnaît les difficultés pour organiser, le patron du Circuit regarde toujours vers l'avant. C'est sa force.

ANDRÉ Jacquemart ne perd jamais son inébranlable foi dans ce qu'il entreprend.
Depuis de nombreuses années, le Circuit des Ardennes, c'est son bébé. Malgré les difficultés économiques de plus en plus contraignantes, il réussit toujours à joindre les deux bouts. Pour combien de temps encore ? « Vive le Circuit 2012… et les suivants », a t-il lancé pour conclure un de ses derniers éditos.
« Aller de l'avant et prendre des risques »
André, avez-vous « ramé » pour que le Circuit des Ardennes soit au calendrier cette année ?
« Il est vrai qu'il devient de plus en plus compliqué d'organiser et ceci, principalement, en raison de la crise. Les collectivités sont plus frileuses, les sponsors hésitent plus à s'engager (réduction de budget alloué voire même retrait). Pourtant, entre 2009 et 2012, le budget a augmenté de près de 40 %. La période est plutôt à la morosité. Mais, nous avons pris le pari d'aller de l'avant et de prendre des risques. »
Avez-vous pourtant pensé au pire ?
« Il y a trois-quatre mois, nous avons rencontré le président du conseil général et son directeur et nous leur avons parlé d'un éventuel arrêt de l'épreuve. Nous avons effectivement failli mettre la clé sous la porte. mais, nous avons osé jouer la carte de l'avenir. »
Car, malgré tout, le Circuit demeure attractif. La preuve, chaque année avec l'importante demande de participation…
« Nous avons encore reçu plus de soixante candidatures. Il a fallu faire des choix comme écarter des équipes réserves comme celles de RadioShack ou Leopard Trek.
En tout cas, nous parvenons à nous maintenir à un niveau extrêmement intéressant sur le plan mondial, parmi les quatorze épreuves de classe 2 comme la nôtre. »
Que faut-il principalement retenir de la 38e édition qui s'annonce ?
« Il n'y aura pas d'étape dans les vallées (Meuse et Semoy) à proprement parler. Cette année, nous avons privilégié l'axe Charleville-Sedan. »
« La création du dossard vert »
Quelles en seront les nouveautés ?
« Outre le podium prêté par l'Armée de Terre, qui sera également représentée par une équipe, Fabien Rossolini, le speaker, sera épaulé par Méline Coquet, ancienne Miss Ardennes, qui sera plus particulièrement chargée d'interviewer les personnalités au départ et à l'arrivée des étapes.
Il y a aussi la création du dossard vert, opération lancée par la FFC qui permet d'appuyer la volonté des pouvoirs publics de s'engager en matière d'environnement. A la fin de chaque étape, un jury se réunira et récompensera un coureur pour son comportement écocitoyen. Mais ça ne concerne pas que les coureurs. C'est l'affaire de tous les suiveurs. Il faut également sensibiliser les spectateurs le long des routes.
Enfin, il y a le retour du contre-la-montre par équipes le dimanche matin que la FFC et l'UCI tentent de relancer depuis deux ans. »

Propos recueillis par Sylvain POHU

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