Publié le jeudi 09 février 2012 à 09H09 - Vu 2074 fois
L'accident s'st produit hier au Crédit agricole de l'avenue d'Arches vers 16 heures.
CHARLEVILLE-MEZIERES (Ardennes). Un Rémois de 28 ans qui installait une porte blindée d'environ 3 tonnes dans une agence bancaire de l'avenue d'Arches à Charleville-Mézières a été grièvement blessé par la chute de la porte blindée. Hier soir son pronostic vital était engagé.
HIER, un ouvrier d'une société marnaise qui installait avec un de ses collègues une porte blindée dans l'agence du Crédit agricole de l'avenue d'Arches a été écrasé par la chute brutale de la porte blindée. La masse d'environ 3 tonnes et de 30 centimètres d'épaisseur a littéralement recouvert l'homme âgé de 28 ans, entraînant des blessures graves dont l'enfoncement de la cage thoracique.
Son pronostic vital était engagé. Du coup il a été brancardé par les sapeurs-pompiers et conduit en ambulance médicalisée du SAMU au centre hospitalier Manchester.
Hier vers 19 h 30, nous avons contacté au téléphone Marc Bredbuchl, patron de la société Bovis Champagne implantée à Gueux où travaille Frédéric Denneulin.
Dès qu'il a été informé de l'accident de son collaborateur, il s'est rendu à son chevet à l'hôpital Manchester : « Sur les circonstances de l'accident je ne peux rien vous dire. Je suis venu à l'hôpital pour avoir des nouvelles sur la santé de mon collaborateur et le soutenir ainsi que sa famille dans cette difficile épreuve ».
Selon les premiers éléments de l'enquête menée par les policiers du commissariat de Charleville-Mézières, la victime était en train d'installer, avec un collègue, une porte blindée dans une pièce en fabrication à l'intérieur de l'agence bancaire située à l'angle du quai Henry-Roussel et l'avenue d'Arches.
Sur le chantier, il y avait aussi des ouvriers d'une autre entreprise spécialisée dans la menuiserie qui, eux, montaient les parois de la salle dans laquelle la porte blindée devait s'imbriquer.
Soutien psychologique
Lorsque les sapeurs-pompiers de Charleville-Mézières sont arrivés sur place, le Marnais était en cours de dégagement. Comme les ouvriers qui travaillaient dans l'agence bancaire ne pouvaient pas soulever la porte à bout de bras, ils ont utilisé un vérin. Ensuite, les pompiers ont retiré le corps coincé sous les tonnes de fer. Le médecin du SAMU a pris la suite. Comme le blessé était inconscient, les secours ont effectué plusieurs massages cardiaques avant de le médicaliser pour le transporter à l'hôpital.
Il faut préciser que les ouvriers avaient l'habitude d'effectuer ce genre de manutention. En effet, ils avaient déjà mis à l'intérieur de l'agence la porte blindée qui pèse environ 3 tonnes et qui est épaisse de 30 centimètres. Elle se trouvait dans un camion garé à l'extérieur sur le trottoir du quai Roussel à côté de l'agence.
A partir de là, que s'est-t-il donc passé au moment où les deux ouvriers ont décalé la porte blindée pour la glisser dans son emplacement ?
C'est à cette question et certainement à beaucoup d'autres, que le parquet de Charleville-Mézières qui a été informé de ce dramatique accident du travail, a souhaité avoir des réponses en demandant l'ouverture d'une enquête.
Une heure après les faits, des inspecteurs du travail ardennais étaient sur les lieux afin de vérifier si les règles en matière du droit du travail ont été respectées sur le chantier et dans l'entreprise qui a employé la victime.
Le directeur de cabinet de la préfecture des Ardennes, s'est rendu également sur les lieux pour se renseigner sur la situation et rencontrer les employés de la banque, très choqués par cet événement dramatique. A ces salariés, la direction devrait proposer un soutien psychologique.
Bernard DORDONNE
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