Publié le mercredi 01 février 2012 à 10H54 - Vu 192 fois
Michel Grosselin, le PDG de la SAS Tecsom, va pouvoir bénéficier d'une rentrée financière qui doit lui permettre de redresser l'entreprise dans les prochains mois.
GLAIRE (Ardennes). En relevant l'interdiction de vente des bâtiments de l'entreprise de la SAS Tecsom qui avait pourtant été prise par cette même juridiction en début d'année 2010 dans le cadre du jugement de cession d'Enia, le tribunal de commerce de Sedan a ainsi répondu positivement à la requête déposée jeudi dernier par Michel Grosselin, le président-directeur général de l'entreprise de Glaire, et son avocat.
Cette PME, officiellement créée en juin 2010 et qui emploie encore 151 salariés dans la transformation de revêtement de sols textiles, va donc ainsi pouvoir vendre ses actifs immobiliers à un prix avoisinant 4,7 millions d'euros au syndicat « Synergie Ardennes ».
Lequel a accepté le principe de pérenniser ainsi 150 emplois tout en apportant à Tecsom la trésorerie nécessaire pour assurer son développement et affronter une conjoncture qui reste difficile (nos éditions du 27 janvier).
« L'objectif poursuivi par cette démarche est de retrouver de la trésorerie pour le fonds de roulement. Dans les documents à signer entre l'entreprise et Synergie Ardennes, il existe des clauses qui préservent aussi les intérêts des deux parties prenantes. Ce qui a amené l'ensemble des élus du personnel à voter pour cette cession immobilière à l'occasion d'un récent comité d'entreprise spécialement consulté sur ce sujet », nous confiait hier un représentant du personnel.
« Pour nous, c'est une porte ouverte sur l'avenir », ajoutait un autre. La situation actuelle de l'entreprise restant très délicate - ce qui nécessite d'ailleurs actuellement un recours à des mesures de chômage partiel - malgré les efforts prodigués par son responsable et l'ancien directeur revenu en grâce il y a quelques mois, ce rendu de jugement représente une incontestable bouffée d'oxygène pour les salariés de Tecsom.
La finalité est maintenant de retrouver un rythme normal de travail pour ne plus avoir à recourir à l'aide des contribuables, qui ont tout de même déjà été sollicités deux fois en l'espace de dix-neuf mois depuis le sauvetage de cette unité industrielle au patrimoine glorieux.
Il est, en effet, un des ultimes pans des Etablissements Sommer.
Pascal REMY
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