Publié le samedi 28 juillet 2012 à 09H32 - Vu 8743 fois
C'est dans ce parc que l'agression a eu lieu.
CHARLEVILLE (Ardennes) C'est une attaque particulièrement ignoble dont une jeune femme du foyer l'Ancre à Charleville-Mézières a été victime. Trois des agresseurs sont envoyés en prison.
HIER, au tribunal correctionnel de Charleville-Mézières, cinq prévenus - quatre filles et un garçon - étaient présentés en comparution immédiate pour des faits de violence et de vol commis en réunion. Les prévenus ont bafoué toutes les règles concernant le respect et le comportement correct dans un tribunal. Non seulement pour la victime mais aussi pour les magistrats. À certains moments de procès, on a eu l'impression que les prévenus se foutaient « totalement » des lourdes peines qui planaient au-dessus de leur tête.
Mercredi, Adeline, une des résidences du foyer l'Ancre, rue Jules-Verne, a été rouée de coups alors qu'elle était toute nue. Et cela par quatre autres jeunes femmes dont trois résident au foyer et une dans un logement fourni par le CCAS de Charleville-Mézières.
Mercredi vers 16 heures Ludivine R. 23 ans, Aurélie B. 22 ans et Maïté A. 23 ans rencontrent Adeline, la victime dans le foyer. Les trois filles et notamment Ludivine ont une dent contre la victime car elle la soupçonne de « flirter » avec son copain de qui elle dit être enceinte de six semaines.
Elles coincent Adeline à l'entrée du foyer et elles la traînent dans le parc Pierquin situé à quelques dizaines de mètres. Avec une telle pression, la victime a obtempéré sans opposer de résistance. Arrivées dans le parc, le calvaire d'Adeline commence. Les explications données par Ludivine à la barre ont été d'une sincérité à vous donner froid dans le dos : « J'ai perdu le contrôle, j'ai pété les plombs. Elle voulait fricoter avec mon copain. Nous l'avons emmenée dans le parc car je voulais crever l'abcès mais elle ne répondait pas à mes questions, alors je lui ai balancé une vingtaine de claques et des coups de poing ».
« Elle n'a pas couché avec votre copain, elle a le droit de lui parler » a demandé la présidente Jennyfer Picoury. « Heureusement qu'elle n'a pas couché, sinon »,… silence…, « Sinon vous l'aurez tuée » a poursuivi la juge.
Aurélie, de son côté, ne s'est pas contentée de regarder : « Je lui ai donné un coup de pied dans les fesses pour l'obliger à s'asseoir sur le banc. Je l'ai insultée en lui disant qu'elle m'avait déçue ».
« Je voulais la taquiner »
Maïté qui était présente dès le début de la correction, n'a pas pour sa part frappé la victime. Elle a, en revanche, aidé au déshabillage en dégrafant le soutien-gorge.
Florence B., 24 ans, est rentrée en scène alors que la victime était déjà dans le parc. C'est l'une des filles qui lui a téléphoné et elle est venue quelques minutes plus tard avec son enfant de 5 ans. « J'ai donné des coups. je l'ai déshabillée. On lui a laissé sa culotte, elle n'était pas toute nue. Je m'en fichais royalement de la voir dans cet état. Moi je ne regrette pas car je me suis mangé des coups par mon mari à cause d'elle ».
Albert B., 19 ans, a participé à l'agression par hasard : « J'ai entendu les cris et je suis venu. J'ai vu que la fille était nue alors j'ai regardé ». « Sans rien faire, vous auriez pu l'aider » a souligné la présidente. Dans cette affaire, le tribunal a souligné une phrase totalement déplacée prononcée par l'invité surprise : « Elle est bonne, j'aurai bien voulu la baiser ». Une réflexion qu'Albert a faite alors que la victime avait le visage ensanglanté et qu'elle vivait la pire humiliation de sa vie car elle était nue sur la voie publique.
Vers 17 heures, le gardien du parc est passé pour leur demander de quitter les lieux car il fermait la structure municipale. Ce dernier a lui aussi fermé les yeux sur l'agression.
La victime a été conduite à côté d'un garage situé un peu plus loin, et là, l'une des filles l'a attrapée par le chignon et elle lui a fracassé la tête contre un mur tandis qu'Albert et une autre fille volaient les deux portables qu'elle avait dans son sac. La victime a été reconduite dans son logement au foyer. Ses agresseurs lui ont proféré des menaces de mort si elle les dénonçait. « Tu dis que c'est ton copain qui t'a frappée » ont-elles donné comme consigne.
C'est un éducateur du foyer qui a trouvé la victime complètement amochée dans sa chambre avec la bouche défoncée, l'arcade sourcilière ouverte, et de multiples hématomes et qui a alerté la police.
Les trois filles qui ont participé activement à l'agression dorment en prison. Ludivine et Florence ont été condamnés à 12 mois de prison dont 6 mois de sursis avec une mise à l'épreuve et Aurélie a 10 mois de prison dont 5 mois de sursis assorti d'une mise à l'épreuve.
Le mandat de dépôt n'a pas été prononcé pour Maïté et Albert qui écopent respectivement de 6 mois de prison dont 3 mois de sursis et 8 mois dont 4 mois de sursis avec mise à l'épreuve.
Bernard DORDONNE
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Les dernières contributions
spartacus
26/08/2012 à 17h10
Et le gardien ? il n'a ni porté secourt à la victime , ni appelé la police ! ça se passe pourtant en France et pas en Afghanistan ni à Beyrouth !
fcs
19/08/2012 à 12h08
12 mois dont 6 mois avec sursis !!! C'est rien du tout pour ces filles qui n'ont peur de rien, ces filles connaissent leur victime, son nom etc, cela ne m'étonnerais pas qu'il y ai des représailles ! Si la victime vient à subir d'autres violences je pense que c'est la justice qui en sera responsable et il faudra à ce moment juger le juge et non les coupables .
00051
17/08/2012 à 11h46
C'est bizarre que le gardien n'ai rien eu il a commis des infractions pourtant : non obstacle à la commission d'infraction et non assistance à personne en danger....
Nikita08
02/08/2012 à 18h51
Courage à la victime pour supporter un tel traumatisme
Flotille
02/08/2012 à 09h05
Quel traumatisme pour la jeune victime ...
CharlotteLouisest
01/08/2012 à 13h46
BARIS Dominique : vous avez fait un beau et long commentaire, mais peut être devriez-vous relire certains des autres commentaires et le second article qui est paru dans le journal d'hier pour en savoir un peu plus en ce qui concerne le soi disant gardien qui aurait fermé le parc. Merci
mbj51
31/07/2012 à 23h58
Quelle clémence, mais peut-on parler de justice ? Les velléités de viol d'un comparse ne font réagir personne... si peu pour des faits aussi graves. Enfin, il faut se résigner. Quand on voit que la complice de Dutroux sortira prochainement et que l'on pense au calvaire des petites victimes, la révolte vous étreint et même pacifique, on a du mal à se contenir. Tant que notre société ne protégera pas les plus faibles et les plus vulnérables, l'escalade de la violence continuera. Les condamnés doivent accomplir leur peine pour la durée effective prévue lors de leur jugement. Cela évitera leurs récidives et de narguer avec leur sentiment d'impunité..
magic0885
31/07/2012 à 20h41
inracde en quoi le prénom francais de ses filles justifie leur geste? pourquoi parle tu de racisme dans cette afaire ? serait tu raciste contre les francais?
inracde
31/07/2012 à 16h43
Bon alors les amis, on ne parle plus du ramadan ou d'intégration ? à moins que les prénoms bien français des protagonistes ne vous inspirent pas beaucoup.
Quoique je viens de lire quelques commentaires et dans votre petite enquête vous avez l'air bien remonté contre le gardien du parc... auriez vous un doute sur ses origines ?
Ahhhhhh mauvaise foi quand tu nous tiens...
CharlotteLouisest
31/07/2012 à 14h22
Merci à vous w_h, cela fait du bien de voir que toutes les personnes qui lisent les commentaires n'ont pas l'esprit obtus. Il y a u nouvel article sur le journal aujourd'hui, qui "donne" un peu plus d'explications sur cette affaire. Ca fait du bien de se sentir ne serait-ce qu'un peu soutenue.
w_h
Charleville-Mézières
31/07/2012 à 10h38
Le compte rendu ne précise pas qui a déclaré avoir vu un "gardien" vers 17h, ni si le parc a été fermé dans la foulée, donc à une heure indue.
Si le parc a été fermé vers 17h ce soir-là, c'est forcément par quelqu'un qui avait les clés des trois accès, donc un personnel municipal ou un comparse. Or il n'est fait mention nulle part de cette fermeture anticipée, sauf peut-être dans les dires des protagonistes.
Qui a témoigné du passage d'un "gardien" vers 17h ? Pourquoi ce témoignage n'a-t-il pas été vérifié ?
Je crois de moins en moins à la thèse du "gardien". Je crois plutôt que les agresseurs ont été dérangés par un passant, et qu'ils ont monté l'histoire du "gardien qui ne dit rien" pour minimiser la gravité de leurs agissements.
Enfin, pour revenir au foyer, il faut traverser l'avenue Charles Boutet, particulièrement passante en fin d'après-midi. Un groupe accompagnant une blessée ne passe pas inaperçu... Bizarre, cette affaire.
CharlotteLouisest
31/07/2012 à 00h19
PiCaro : le remplaçant ouvre et ferme le parc à la place du gardien tittulaire quand il est en congé. Nous ne savons pas qui a usurpé l'identité de ces deux personnes et pourquoi il n'a pas appelé les secours et la police. On espère pouvoir retrouver cette personne pour prouver l'innoncence des deux gardiens. C'est tout. Mais j'ai l'impression que quoique je dise il a été décidé que le(s) gardien(s) étai(en)t coupables, même si ce n'est pas vrai. C'est tellement facile de s'acharner sur internet.
Commentaires anonymes
30/07/2012 à 21h31
Que "le quidam", n'ai pas alerté les forces de l'ordre ; Mais que le gardien n'ai pas alerté... me laisse les bras ballant..
w_h
Charleville-Mézières
30/07/2012 à 21h05
L'été, le parc Pierquin est fermé à 19h00. Souvent, l'employé municipal chargé de la fermeture fait le tour du parc à vers les 18h30 18h45, pour inviter les visiteurs à quitter les lieux.
Ce "gardien" faisant une ronde à 17h le jour des faits, de surcroît demandant (calmement ?) aux agresseurs de partir puis fermant le parc (a-t-il été réellement fermé à 17h, d'ailleurs) sans donner l'alerte, ça me paraît cousu de fil blanc.
Je ne ferai aucun commentaire sur les faits, je serais désagréable.
nat08400
30/07/2012 à 19h23 | 1
sa devien nimporte koi et le gardien c le meme il a meme pa eu le courage a apeler la gendarmerie bon courage a cet jeune fille
buspassion
Reims
30/07/2012 à 18h59 | 2 | A été modéré
Non mais elles écopent juste de 6 mois ....L'accusé Ludivine représente une menace sérieuse contre la société et prenne même un sursis...La France me dégoute de jour en jour !
PiCaro
30/07/2012 à 18h55
@CharlotteLouisest ...
Vous nous dîtes que :
Votre "gardien" est en congé et que son remplaçant ... ( ben, en fait, on ne sait pas trop ce qu'il fait celui-là ... ) ... ne sont pas là au moment des faits.
Puisque vous les défendez si ardemment, quel serait donc le "type" qui est venu pour dire que le parc fermait à 17 heures ? ...
Et pourquoi dans ce cas ce gars, à moins d'être complice des ces horreurs, n'aurait -il pas appelé de son portable le 17 ? ...
Admettons qu'il n'ait pas de portable ... mais il pouvait sortir de ce parc et aller appeler les secours d'une façon ou d'une autre ! ...
Hum ... hum ...
ray002
30/07/2012 à 17h46
La question que , moi, je me pose ; c'est quelle éducation donne t-on dans ce foyer?????? il faudrait maintenant les mettre dans un foyer fermé pour qu'ils méditent sur leurs actes abominables
CharlotteLouisest
30/07/2012 à 15h13
Lucreims : cela lui a été refusé sous prétexte que son nom n'est pas cité et que cela ne lui porte pas préjudice. Alors qu'il n'est pas coupable (puisqu'il était en congés), il ne demande qu'à être entendu mais ce droit lui est refusé. En ce moment il remue ciel et terre pour qu'on l'écoute, mais ce n'est pas facile.
lucreims
reims
30/07/2012 à 14h06
charlotte
Vous avez sans doute raison mais faites changer le contenu de l'article par le journal l'union