Publié le mardi 28 août 2012 à 10H42 - Vu 693 fois
CHARLEVILLE-MÉZIÈRES (Ardennes). En terme de sécurité aussi, cette huitième édition du festival aura été une réussite. Explications.
ACHEVÉE dimanche soir, la huitième édition du festival du Cabaret Vert aura satisfait tout le monde : les organisateurs qui ont vendu pour la première fois plus de 70 000 billets, les festivaliers qui n'ont pu que constater la diversité des artistes programmés, mais aussi le dispositif de sécurité, à la hauteur d'un événement d'une ampleur toujours croissante depuis sa création.
C'était une première cette année, un PC de sécurité avait été installé entre les deux scènes. Au sein de celui-ci, ont collaboré policiers, pompiers et représentants de la préfecture. « Cette interface a permis à la fois une excellente coordination, un échange direct et instantané », confiait, hier, le commissaire Phillipe Moronval. « C'est une réussite, ce PC est déjà gravé dans le marbre pour les prochaines éditions. » Dimanche, la réouverture de la billetterie, initialement non prévue mais demandée par l'organisation et validée au final avec le préfet, a ainsi permis de vendre près de deux mille billets supplémentaires et, en conséquence, de limiter l'activité des vendeurs à la sauvette - deux ont été interpellés.
Au total, quinze policiers étaient sans cesse sur le site et dans les environs. Lors des deux premières soirées, une quarantaine d'hommes issus de la CRS 23 sont venus étoffer le dispositif acté depuis le début du mois d'août à l'issue de plusieurs réunions. « Le Cabaret Vert, c'est un long périple pour nous », résumait le commissaire. Au total, ses troupes ont interpellé dix-sept personnes en possession de stupéfiants, « de l'herbe pour la plupart ». À titre personnel, le DDSP (directeur départemental de la sécurité publique) adjoint a, semble-t-il, également apprécié l'ambiance : « Samedi et dimanche, je me suis baladé sur le site en uniforme. Des jeunes sont venus me demander si j'étais moi aussi déguisé ou si j'étais vraiment policier. »
609 festivaliers pris en charge
Du côté des pompiers, trente-six hommes, professionnels ou volontaires, ont constamment arpenté les abords des deux scènes et d'un camping rempli jusqu'à la gueule. Au total, le poste médical avancé - qui comprenait médecins, infirmiers et pompiers - a accueilli 609 personnes pendant ces quatre jours. Ont été essentiellement soignées plaies, entorses et brûlures. Parmi les autres pathologies relevées, 68 malaises ont été recensés, 53 traumatismes légers, 42 cas d'ivresse, 4 inconsciences, 3 hémorragies et 2 fractures - liste non exhaustive. Les cas les plus sérieux ont été évacués vers les urgences du centre hospitalier de Manchester. C'est évidemment une immense satisfaction : aucun drame n'est venu endeuiller ce week-end hautement festif comme cela avait été le cas, pour la première fois du festival, l'an dernier.
Fatigue aidant, les festivaliers pris en charge par le dispositif de sécurité ont été plus nombreux chaque jour : 55 le jeudi, 151 le vendredi, 245 le samedi, 150 le dimanche - de nombreux campeurs avaient alors plié les tentes, laissant place à un public plus familial. Hier matin, ils étaient encore 8 à devoir admettre un « coup de moins bien ». « Le dispositif a très bien fonctionné », se félicitait pour sa part le lieutenant-colonel Alain Kostus. « Nous avons su tirer les leçons de l'année dernière. » Quelques thèmes de réflexion ont déjà été survolés en vue de la neuvième édition : parmi ceux-ci, la capacité d'accueil d'un camping - samedi, ils étaient près de 11 000 ! - non extensible ainsi que les risques, toujours difficiles à anticiper pour les policiers, pris par quelques festivaliers au moment de faire de l'auto-stop sur la voie rapide.
M.L. (avec B.D.)
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Les dernières contributions
profete
05/09/2012 à 13h08
des acs poubelles sont distribués aux campeurs mais la prevention prend du temps chaque année la situation s'améliore vivement la prochaine ...
eau de rose
28/08/2012 à 14h11 | 1
peut-être faudrait-il distribuer à chaque campeur un sac poubelle de grand volume à l'entrée
fenristhor
28/08/2012 à 11h59
comme eau de rose je constate l'etat desastreux du camping
mais les organisateurs n'ont pas grand chose à se repprocher... les poubelles et la pedagogie ne sufifsent pas à refaire l'éducation de certains festivaliers...
un gros coup de chapeau aux bénévoles qui vont se taper le boulot pour corriger ce manque d'éducation...
Anon_ASFH
28/08/2012 à 11h34
Tout le site du festival ne peut être nettoyé en même temps.
Le camping est sans doute la dernière partie à être nettoyée et sera propre pour ce WE.
Car si les lieux de concert peuvent être nettoyé chaque soir par des équipes de bénévoles après le départ des festivaliers; la propreté du camping ne peut, a priori, être assurée que par les campeurs eux-mêmes.
eau de rose
28/08/2012 à 11h11 | 1
Une réflexion s'imposerait aussi sur la gestion des déchets sur les terrains de camping. Lundi matin, l'herbe disparaissait sous les monceaux de détritus. Un ecofestival se doit de respecter l'environnement aussi en-dehors des lieux de concert. L'Ardennais nous a montré des photos de poubelles de tri. Pour être honnête jusqu'au bout, il aurait du publier aussi une photo des campings après le départ des campeurs. Mais peut-être un typer l'a-t-il en sa possession ?