Publié le mardi 10 juillet 2012 à 10H11 - Vu 158 fois
Trois associés sont à la tête de l'entreprise de Brévilly.
SB2C comme Sennerich (Jean-Pierre), Burioni (Christophe), Ciach (Fabien) Conception. Constituée en 2005 par trois anciens cadres des Ets Latour, partis quelques années après le rachat de la société par Macsoft, cette SAS a depuis fait sa place sur le marché des machines à travailler le fil métallique (feuillards et tubes métalliques).
Employant huit salariés à Brévilly, cette PME implantée dans une partie (2 000 m2) des anciens locaux de la fonderie SMB Industrie loués aux Ets Davenne, s'est taillé une jolie réputation dans un secteur d'activité où elle n'a qu'un concurrent : le mastodonte allemand Wafios (800 salariés et 60 ans d'existence).
« Nous résistons, car il pratique des prix 40 à 50 % plus élevés que les nôtres. Pour cela, on s'appuie sur une quarantaine de sous-traitants champardennais (dont 15 à 20 dans les Ardennes) œuvrant dans le fraisage, le tournage et le décolletage et on parvient à agir sur nos prix de revient ».
En classe export à Düsseldorf
« On a une trentaine de produits à notre catalogue (grilles de four, enjoliveurs, crochets de gouttières, colliers de bocaux de conserve…) destinés aux entreprises du BTP, aux cuisinistes ou aux entreprises de bardage », confie Christophe Burioni, ingénieur à la base et devenu par la force des choses PDG, directeur commercial et technicien de SB2C.
« Dans des petites structures telles que la nôtre, il faut mettre la main dans le cambouis. Je n'ai pas le choix, mais j'ai ainsi l'avantage d'être sur le terrain et de remonter beaucoup d'informations utiles à la santé de notre bureau d'études. »
Travaillant majoritairement à l'export (70 %), SB2C a reçu en 2010 le « Trophée classe export » régional pour son implantation réussie aux USA, en Afrique du Sud, Suède et Italie. « On va maintenant s'attaquer au Maghreb et à l'Amérique du Sud. »
Si la conjoncture actuelle est à son avantage - « On a réalisé plus d'un million d'euros de chiffre d'affaires en 2011 et on a un carnet de commandes à plus de cinq mois » -, l'unité ardennaise, qui a breveté deux de ses produits, se rappelle avoir connu quelques tourments en 2008. En perdant 50 % de son chiffre d'affaires et sans aide des banques à un moment où elle avait besoin d'un fonds de roulement.
Deux embauches en 2013
D'où la volonté de rester compétitif. « Il faut toujours demeurer à la pointe de la technologie dans la mécanique, l'électrique et l'automatisme et toujours avancer pour répondre rapidement aux clients ».
En pleine phase de développement, SB2C s'apprête à embaucher en 2013 un dessinateur industriel et un mécanicien.
La « comcom » des Trois Cantons vient de lui fournir une aide pour aller chercher sur des salons internationaux d'autres marchés extérieurs et renforcer ainsi sa clientèle. « On prend en charge 50 % des dépenses engagées par l'entreprise pour la location de stands et sa communication », souligne Jean-Luc Warsmann, président de la collectivité locale. Après Atlanta, SB2C va donc démarcher au salon de Düsseldorf….
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