Publié le dimanche 13 mai 2012 à 10H48 - Vu 281 fois
A Bazeilles, la Sauvegarde des Ardennes a développé plusieurs établissements tournés vers les enfants et les jeunes adultes en difficultés.
Ardennes. Procédure d'alerte engagée, demandes d'audits du Conseil général et du CE : au sein de l'association de protection de l'enfance, les signaux sont au rouge.
PÉRIL en la demeure. C'est en substance la conclusion de la procédure d'alerte que vient d'engager le commissaire aux comptes concernant la Sauvegarde Ardennes.
Par lettre recommandée (lire par ailleurs) adressée le 20 avril dernier à Gérard Roger, président de la structure, Luc Charlier pointait une série de faits « de nature à compromettre la continuité d'exploitation de l'association » qui à travers ses quatre établissements (1) œuvre en faveur de la protection de l'enfance, de la prévention de la délinquance, de l'insertion et de la formation des adultes. La Sauvegarde s'occupe actuellement d'une centaine de jeunes en danger.
Des conclusions qui n'ont pas surpris les syndicats, en tout cas FO et la CFDT qui en fin d'année 2011 avaient obtenu à la majorité des voix, le droit de demander une expertise comptable de l'ensemble de la Sauvegarde des Ardennes. Expertise dont les résultats sont attendus pour ce début de semaine. Tahar Bessadi, membre du CE et délégué syndical FO, majoritaire au sein de l'association depuis les dernières élections professionnelles est sur le qui-vive : « Plusieurs CDD n'ont pas été renouvelés et la situation des 3AFI risque de déboucher sur des licenciements. » Les représentants syndicaux ont eux aussi déploré que l'indemnité de départ versée à l'ex-directeur général, n'ait pas été plutôt utilisée au maintien des dits CDD.
Les gosses d'abord
Autre motif d'inquiétude pour les deux syndicats, le projet de Groupement de coopération des secteurs médicaux sociaux (GCSMS) qui comprendrait la Sauvegarde des Ardennes (180 emplois), celle de la Marne et le CADEF des Ardennes (2), l'objectif étant de mutualiser les moyens.
Un projet bien avancé puisque le nouveau bureau issu de l'assemblée générale de mai 2011 vient de nommer directeur par intérim Jean-Luc Périoli qui dirige La Sauvegarde marnaise. De quoi susciter de vives inquiétudes dans ce contexte.
Inquiétudes partagées par le président du Conseil Général des Ardennes, financeur à 80 % de la structure (pour environ 8 M d'euros), qui a lui aussi appuyé sur le signal d'alarme dès le 8 février. Au point de rappeler que le Département doit être consulté « sur l'opportunité de ce projet ».
Et de demander avec le représentant de l'État, un audit financier et organisationnel des structures ardennaises parties prenantes au groupement.
Tous les signaux sont donc au rouge, alors que pour FO et la CFDT, la Sauvegarde des Ardennes dispose d'un budget suffisant pour mener à bien ses missions.
Les deux syndicats qui rejoignent le diagnostic du commissaire aux comptes concernant les tensions sociales au sein de l'association, ont demandé comme le prévoient les textes légaux, le rapport détaillé de Luc Charlier, la réponse qu'en a donné Gérard Roger, et la tenue d'une réunion extraordinaire.
« On dit stop, arrêtons de dépenser de l'argent pour gérer les tensions. La priorité c'est les gosses ! »
Dominique BERTHÉAS
(1) Le Centre éducatif et professionnel (CEP) à Bazeilles et Sedan, l'Institut thérapeutique éducatif et pédagogique de Bazeilles, les 3AFI à Bazeilles, (antennes à Sedan et Glaire), le Centre éducatif renforcé de Baybel à Mouzon (2) Comité ardennais de l'enfance et de la famille, qui gère plusieurs établissements.
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Les dernières contributions
cacal 08
13/05/2012 à 22h50
Tiens Tiens la sauvegarde va mal ! Bon courage Tahar si besoin tu peut conté sur le syndicat Tecsom.