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Saute qui peut…

Publié le mercredi 19 septembre 2012 à 08H48 - Vu 500 fois


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Une vingtaine de membres de Vouziers Oxygène ont notamment tenté l'aventure,  l'occasion d'une après-midi pique-nique avec leurs proches.

Une vingtaine de membres de Vouziers Oxygène ont notamment tenté l'aventure, l'occasion d'une après-midi pique-nique avec leurs proches.


EXERMONT (Ardennes). Lancement en apothéose, dimanche au viaduc d'Ariéthal d'Exermont. Ils étaient une centaine à inaugurer la première session de saut à l'élastique. J'ai testé pour vous.

ÇA, ce n'était pas une partie de marelle ! Dimanche, du saut à l'élastique s'invitait pour la première fois au viaduc d'Ariéthal à Exermont. Et loin des estimations de départ, ce baptême du feu a tenté une centaine de secoués du bocal… et moi.
Dès 13 h 30 les candidats se présentent, comme à l'embarquement. Puisque c'est une inauguration, nous sommes sans doute la bouteille de champ'lancée en balancier, contre la coque du navire. Le tout est d'éviter de se fracasser en bout de course…

Ces pensées réjouissantes se bousculent, tandis que les premiers sauteurs sont équipés des différentes attaches de sûreté, aux chevilles, autour des hanches et du buste. Pas de doute, on est tous dans le même bateau et la complicité naît instantanément sur le pont.

Fournis en début de queue, lesrires et taquineries se crispent peu à peu, plus on se rapproche du moment fatidique.
 

40 mètres de haut

À chacun son style pour faire le grand saut. Derrière mon objectif je vois défiler les plongeons aériens et bonds de crapauds. Les expressifs hurlant tout le long de leur chute s'intercalent entre les muets qui ne se lâchent qu'après le troisième rebond.

« Ça arrive que des gens coincent juste au moment de sauter. Déjà de s'approcher du bord c'est une épreuve pour eux », précise Jojo, pro et rassurant, qui accompagne le sauteur dans la dernière ligne droite. « On le fait alors en deux fois, la 2e fois plus rapidement pour qu'ils cogitent moins et généralement ça va mieux. »

Le viaduc culmine à 37 m (40 mètres du bas des piles), mais pour cette première l'équipe d'Adrénaline Élastique a pris une bonne marge de sécurité et le sauteur ne s'approche pas à plus de 7-8 m du sol. Soit une chute de 30 mètres, CQFD. Le calcul n'était certes pas compliqué, mais j'ai l'impression que mon cerveau fourrage à toute vitesse pour analyser toutes les données statistiques et calculer mon espérance de vie. Vu le professionnalisme ambiant, elle me semble bonne.

Jouer la fille de l'air

Vient le moment tant redouté. Pour faire ses derniers réglages sur l'élastique, Jojo me demande mon poids, comme ça en passant, l'air de ne pas y toucher. Aïe ! Je savais que ce n'était pas bien lumineux cette idée de jouer la fille de l'air… Je prends une grande inspiration, fais défiler tous les scénarios catastrophe dans ma tête, et puis résiste finalement au réflexe de lui mentir. Il y a des moments où la coquetterie est déplacée. « Heureusement qu'ils ne font pas payer au poids ! », souriait une copine de galère.

Comme c'est ma deuxième fois, Jojo me propose de sauter de dos. Au point où on en est… Du coup, c'est lui qui me retient par le mousqueton, tandis que je me penche en arrière, en équilibre sur le parapet. Ça devrait être mon pire ennemi. C'est devenu mon meilleur pote. Je lui confierais tout, mes clés d'appart, mon secret le plus honteux, mon mec… Après tout, ma vie ne tient plus qu'à un fil, et lui. Je n'écoute plus que sa voix douce et ferme d'ambulancier, qui me dit de ne pas quitter ses yeux du regard. Ils sont d'un joli bleu azur. Je les fixe et, pour éviter de gamberger de trop, je fais complètement le vide… avant d'être lâchée dedans.

Plus de son, juste le vent dans mes oreilles. Comme je ne vois pas le sol s'approcher, je suis toute concentrée sur mes émotions. La sensation de tomber sans pouvoir me rattacher à rien me saisit au sternum, mais j'ai confiance et je profite de la chute. Une fois l'élastique tendu, c'est moi qui me détends. J'ai l'impression de refaire pratiquement le chemin inverse, et la plus grosse surprise survient finalement là. En me retournant au dernier moment, le dessous du pont auquel je n'avais pas pensé, me saute aux yeux et semble tout proche. Et rebelote une montée de pression ! Je devais pourtant m'attendre à des sensations à rebondissements…
 

A.B.
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willyboyjunior

19/09/2012 à 22h00

Ca doit faire drôle quand même de se balancer dans le vide comme ça ! Même si tout est calculé.

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