Publié le dimanche 10 avril 2011 à 11H00 - Vu 230 fois
Les motards de l'EDSR des Ardennes ont veillé à ce que la course soit une « bulle » totalement sécurisée.
Depuis vendredi, le colonel Nicolas Blériot, patron des gendarmes ardennais, a mis à la disposition du comité d'organisation du Circuit des Ardennes et de son président André Jacquemart, plusieurs de ses collaborateurs, bien que cette « participation » ne relève pas de leurs missions spécifiques habituelles.
Placés sous l'autorité du commandant Alain Barthélemy, responsable de l'escadron départemental de sécurité routière, un véhicule « ouvreur » et neuf motards, auront ainsi assuré, en continu, l'accompagnement des cent trente-deux coureurs et de la centaine de voitures de la caravane, tandis que vendredi (32), samedi (20) et ce dimanche (25), d'autres gendarmes, d'active et réservistes, auront sécurisé, pour leur part, les carrefours et endroits dangereux, qui avaient été repérés, il y a plusieurs semaines, lors d'une reconnaissance technique des itinéraires, soit un total de cent treize militaires mobilisés, sur trois jours, pour ce formidable rassemblement populaire.
Avec cette difficulté supplémentaire, que le circuit des Ardennes, en dépit de sa dimension désormais « internationale », ne bénéficie pas, comme le Tour de France par exemple, d'une utilisation « privative » du réseau routier. Ce qui a donc impliqué, pour les gendarmes, la maîtrise totale du comportement de tous les usagers - véhicules particuliers, camions ou engins agricoles - susceptibles de se trouver sur l'itinéraire et de présenter un danger, voire simplement une gêne, pour les coureurs et leurs accompagnateurs.
« C'est, pour nous, une mission exaltante et les candidats se bousculent d'ailleurs pour y participer », nous a confié le commandant Barthélemy. « Mais, elle est aussi très stressante, car elle implique une concentration de tous les instants ».
S'adapter constamment
Et l'officier, rompu depuis des années à ce genre de situation, partout en France, de commenter : « Protéger la course et les spectateurs, le regard fixé sur la moindre plaque d'huile ou de gravier, tout en étant prêts à réagir à toute échappée ou à essayer de remonter le peloton sur une portion de route étroite, n'est pas évident du tout. Une course comme celle-ci, c'est en effet quelque chose de vivant, qui bouge en permanence. Il faut donc constamment s'adapter, réagir instantanément et donner des ordres en conséquence, qui se répercutent aussi bien sur notre réseau gendarmerie, que sur « radio-course ».
En effet, comme sur une épreuve telle que celle-ci, les coureurs n'ont pas d'oreillette, il faut pouvoir obtenir une réaction immédiate, en cas que de besoin, depuis le véhicule ouvreur, jusqu'à la voiture balai. D'où le rôle primordial, également, en plus des motards de la gendarmerie, de vingt-cinq motocyclistes civils et de dizaines de signaleurs volants, susceptibles, au moindre incident, de brandir et d'agiter les drapeaux jaunes annonciateurs d'un obstacle imprévu ou d'un risque d'accident.
Chargés, en outre, de faire respecter strictement l'arrêté préfectoral, qui a donné son cadre réglementaire au Circuit des Ardennes, les gendarmes auront, en tout cas, durant ces trois jours, porté admirablement les couleurs de leur arme. Et confirmé, une fois de plus, que sans leur présence rassurante, une course de cette ampleur ne pourrait avoir lieu.
Un constat qui devrait d'ailleurs probablement obliger ses organisateurs, vu le succès grandissant de cette épreuve cycliste, à réfléchir, pour l'avenir, à de nouveaux itinéraires plus facilement sécurisables…
G.G.-M.
Glissez cette image dans la barre des tâches pour épingler le site









Réagissez