Publié le mercredi 25 avril 2012 à 08H53 - Vu 564 fois
Les trois Ardennais ont été « mis au secret ».
RETHEL (Ardennes). Remis hier aux autorités belges, les trois Ardennais sont désormais à la maison d'arrêt d'Arlon, près du lieu où Damien Henryon, un policier de 25 ans, avait été tué.
INCULPÉS depuis deux semaines pour « entrave méchante à la circulation routière avec comme circonstance aggravante d'avoir causé la mort », les trois Sud-Ardennais mis en cause dans la mort d'un policier belge le 4 avril puis interpellés le 10 avril à Charleville-Mézières ont été, hier, placés en détention à la maison d'arrêt d'Arlon.
Selon la terminologie judiciaire belge, le trio a été « mis au secret » pour trois jours, c'est-à-dire placé à l'isolement.
Un peu plus tôt dans la journée, la remise aux autorités belges avait eu lieu au poste-frontière d'Hensies, sur l'autoroute entre Valenciennes et Mons.
Désormais, leur prochaine échéance judiciaire sera le vendredi 4 mai, lorsqu'ils seront déférés devant la chambre du conseil, l'équivalent outre-Quiévrain de notre juge des libertés et de la détention (JLD).
Jean-Claude, Anthony et Davio Debrenne, déjà connus par la justice française pour des faits de délinquance, seront défendus par un avocat belge et Me Ahmed Harir, chez qui les trois membres de cette même famille, respectivement âgés de 21, 23 et 27 ans, s'étaient rendus aux policiers français, sans opposer de résistance et au terme de six jours de cavale, Ce 4 mai, les deux avocats tenteront probablement d'obtenir la remise en liberté sous contrôle judiciaire de Jean-Claude et Davio, passagers présumés de la Clio le jour du drame.
Entre 20 et 30 ans de réclusion
Jusqu'à présent, Anthony a toujours revendiqué avoir été au volant de la Renault Clio le 4 avril, lorsqu'un barrage de police fut forcé et Damien Henryon, âgé de 25 ans, tué alors qu'il installait une herse sur la route.
Joint au téléphone, Me Harir, qui s'est encore entretenu avec ses clients en fin de semaine dernière, s'est refusé à tout commentaire.
Aucune trace de freinage n'avait été relevée sur les lieux par les enquêteurs. Quelques heures après le drame, deux des occupants du véhicule - dont un mineur - avaient été interpellés dans les bois environnants.
Un mandat d'arrêt européen avait été émis contre les trois derniers fuyards.
Entendus à Reims le 11 avril, ceux-ci avaient nié toute intention homicide, expliquant qu'à la vue d'une arme supposément brandie par les policiers belges, ils avaient choisi de s'enfoncer sur leurs sièges et d'accélérer… Avant d'apprendre par la presse française qu'un policier avait perdu la vie à cette occasion.
Ceux qui, avant cela, s'étaient contentés de rater un cambriolage - qui avait occasionné la course-poursuite - risquent désormais entre 20 et 30 ans de réclusion selon le code pénal belge.
M.L.
Glissez cette image dans la barre des tâches pour épingler le site













Les dernières contributions
sprinkleur
25/04/2012 à 20h04
"Risquent"20 à 30ans? un peu comme en France, la réalité est toute autre, quand on sait que l'ex madame dutroux violeuse et tueuse d'enfants devait finir sa vie peinarde en France!!!!