Publié le mercredi 09 novembre 2011 à 12H00 - Vu 100 fois
Julien Ricail, maître-restaurateur à Givet.
Les hôteliers, restaurateurs et cafetiers tendaient le dos. Finalement, le Premier ministre, au nom de la convergence avec nos voisins allemands, a opté pour la création d'un taux intermédiaire. Julien Ricail, patron de l'Auberge de la Tour et de la brasserie Giv'& Mouettes à Givet (dix salariés) se montre donc assez mesuré.
« Même si tout le monde n'a pas toujours joué le jeu, la profession a dans l'ensemble tenu ses engagements quand elle a bénéficié de la TVA à 5,5 %. Pour ma part, j'ai engagé de gros investissements en refaisant une cuisine et en créant deux emplois. Avec le contrat d'avenir qui nous liait à l'État, et même si certaines entreprises n'ont pas suivi, on a tout de même facilité la création d'un Smic hôtelier à 9,10 euros et d'une mutuelle de branche payée à 50 % par les employeurs et à 50 % par les employés, tout en contribuant à l'augmentation du nombre des maîtres-restaurateurs.
La TVA à 5,5 % a aussi permis de maintenir en vie des affaires en difficulté. Sinon, je ne pense pas que cette augmentation de 1,5 point de la TVA mette nos établissements en difficulté. Ça me paraît raisonnable. On ne nous met pas le couteau sous la gorge. Ça ressemble plus à une régularisation. Disons qu'il s'agira de l'effort de solidarité de notre profession. »
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