Publié le lundi 02 janvier 2012 à 09H57 - Vu 446 fois
Comme on pouvait s'y attendre, le commentaire de Sylvain Dalla-Rosa, assimilant les propos du directeur de la RDTA consécutifs à la perte du marché des transports urbains de l'agglomération par la Setac à « une polémique contre-productive » et « belliqueuse » (notre édition du 24 décembre) ont suscité une réponse plutôt cinglante de la part du conseil général.
Dans un communiqué, celui-ci rappelle tout d'abord que « ni le conseil d'administration de la RDTA, ni son directeur ne remettent en cause le choix fait par la communauté d'agglomération, décision qui n'appartient qu'à elle ». Il rappelle aussi que cette décision aura des répercussions sur le personnel de la régie car les agents de la RDTA qui assuraient une activité au profit de la Setac, dans le cadre de la mutualisation des moyens entre ces deux entités, seront sans mission d'ici quelques semaines.
« Tenter, comme le fait Sylvain Dalla-Rosa, de convaincre les Ardennais qu'il n'en est rien est complètement faux. Feindre de l'ignorer fait penser à ces chefs d'entreprises voyous qui ferment qui ferment les portes de leur usine sans s'inquiéter des conséquences sur les salariés qui restent sur le carreau ».
Et dans la foulée, le conseil général distribue un deuxième carton… rouge au vice-président de la communauté d'agglomération, qui est aussi, par ailleurs, secrétaire fédéral du parti communiste.
Cette fois-ci au sujet de la prétendue perte, pour la RDTA, de 650.000 euros suite à la suppression des transports scolaires pour les lycéens.
« En affirmant que le conseil général a fait perdre 650.000 euros à la RDTA en faisant payer les lycéens […], M. Dalla-Rosa confond chiffre d'affaires et bénéfice, ce qui n'est pas la même chose ! ».
Le conseil général en profite pour préciser qu'il assure la gratuité totale des transports scolaires pour les élèves de la maternelle, du primaire et des collèges dans tout le département sauf… dans l'agglomération de Charleville-Mézières, qui a souhaité prendre la compétence transport depuis 2000 sur son périmètre.
Un périmètre sur lequel « les élus, dont M. Dalla-Rosa, font payer parfois jusqu'à 185 euros par an à presque tous les élèves de la maternelle, du primaire, des collèges et des lycées et ce quel que soit le revenu des parents […] alors que l'agglomération de Charleville-Mézières perçoit auprès des entreprises plus de 3,6 millions d'euros de redevance transport, taxe à laquelle les conseils généraux ne peuvent prétendre ».
Et le conseil général d'ajouter qu'il verse une subvention (245.000 euros en 2011) en contrepartie du transport des élèves habitant sur Charleville-Mézières.
Pour conclure, le conseil général souligne que la RDTA est fragilisée depuis que l'agglomération, en prenant la compétence transport, lui a fait perdre la partie la plus rentable de toutes les lignes interurbaines : « Avec la Setac, filiale de la RDTA, les pertes avaient été limitées. A partir du 1er janvier 2012, ce ne sera plus le cas ».
B.G.
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