Publié le lundi 31 janvier 2011 à 09H16 - Vu 74 fois
Vous la verrez de face, en chair et en os, demain soir à la soirée d'ouverture au Metropolis à l'occasion de la projection de « Simon Werner a disparu… » de Fabrice Gobert.
CHARLEVILLE-MEZIERES (Ardennes). Du 1er au 18 février, le 21e Festival des Enfants du Cinéma va projeter une sélection de 23 films qui va permettre au public de voir un autre cinéma.
EN 2010, le Festival des Enfants du Cinéma fêtait ses 20 ans. En 2011, voilà qu'il entame sa troisième décennie ! Cette année, l'équipe organisatrice, présidée, depuis deux ans, par Pascal Lambert, a sélectionné 23 films - en comptant les soirées spéciales et la clôture. « On en a visionné une quarantaine », explique Pascal Lambert, « Ce qui veut dire qu'on a laissé de côté une quinzaine de bons films. Mais, il faut bien faire un choix… ».
Fidèle à son credo de 1991, l'association des Enfants du Cinéma a sélectionné des films dont les acteurs principaux sont des enfants ou des ados. « Ce qui ne veut pas dire -hormis quelques films d'animation destiné au jeune public- que ce sont des films pour enfants ! », insiste le président de l'association. « Je sais, on a l'air de rabâcher, mais c'est un message essentiel ! Il y a encore cette confusion dans l'esprit d'une certaine partie du public ».
Autre message que veulent faire passer les organisateurs : « Les films du festival ne sont pas que des films… prise de tête ! Mais, ce sont des films qui, en grande majorité, ne passeraient pas dans les salles ardennaises. Pourtant, beaucoup ont été primés dans des festivals prestigieux ». Ces dernières années, le Festival des Enfants du Cinéma a tenté de faire bouger le curseur, à savoir : augmenter la part des entrées « tout public », par rapport à celle majoritaire du public scolaire.
En 2005, le chiffre global des entrées avait passé le cap des 30.000. Depuis, ce record n'a plus été atteint pour diverses raisons. Le festival placé dans la première quinzaine de février (historiquement, cette période de calme cinématographique avait été choisie à dessein avec la direction des Clubs-Le Forum) est parfois victime des intempéries hivernales. « En 2010, nous avons eu trois jours de neige et cela a gêné pas mal de déplacements », ponctue Jacques Lambert, le frère du président, qui fut autrefois le fondateur du festival.
Les filles plus positives que les garçons
La baisse des effectifs scolaires dans le département est également ressentie. « L'essentiel est que nous soyons toujours au-dessus de 25.000 entrées ! » D'où l'importance d'un autre message de plus en plus crucial : « Nous sommes un festival départemental ! », clament les deux frères Lambert. Si plus de 100 séances auront lieu en trois semaines au Metropolis, plus d'une soixantaine d'autres sont programmées à Sedan, Givet, Rethel, Vouziers et dans des communes plus petites couvertes par le circuit Cinéligue en Champagne-Ardenne.
Enfin, un mot des thèmes abordés au fil de cette sélection 2011. L'adoption (Bach et Bottine et Une vie toute neuve, le film de clôture) ; le handicap ou la maladie (Rouge comme le ciel et Le secret de Chanda) ; l'intérêt historique (L'esprit de la ruche et Hors jeu) ; les sans-papiers (Les mains en l'air) ; le sport comme refuge (Bliss et La Régate). Autre tendance nette cette année : les filles ont plus souvent des rôles positifs que les garçons, qu'elles soient personnages principaux ou secondaires. C'est à voir dans Rouge comme le ciel, La régate, Simon Werner a disparu, Bliss, Le secret de Chanda, etc.
Mesdemoiselles, à vous de jouer !
Patrick FLASCHGO
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