Publié le mardi 14 février 2012 à 12H00 - Vu 245 fois
La troisième assemblée générale de l'association d'opposants au « barrage » de Savigny a montré la volonté unanime de poursuivre le combat.
LE président de la DSVA (défense du sud de la Vallée de l'Aisne) Franck Maillard avait ce week-end un défi : capter l'attention de la centaine de personnes réunie dans la salle des fêtes de Savigny.
Il lança un diaporama par ces mots : « Je vous ai mis dans le noir… mais n'en profitez pas pour vous endormir ».
Cette seconde partie de la phrase pouvait résonner d'un écho particulier dans le contexte de ce dossier.
Pour rappel, l'Entente Oise-Aisne mène un projet de casier de surstockage (*) de 4 millions de mètres-cubes, qui paraissait devoir se faire à Savigny : on surinonderait le secteur pour éviter les crues en aval.
« C'est surtout un prétexte pour surbétonner des zones avec de grands projets comme Paris-Oise, et continuer d'urbaniser des zones inondables là-bas », a dénoncé Franck Maillard.
« Les autres sites ont été écartés pour des raisons politiques », a-t-il ajouté. « Pour nous le but n'est pas de trouver une échappatoire comme Voncq, mais de montrer que ce qu'il faut, ce ne sont pas ces gros ouvrages, même s'ils sont plus visibles et prestigieux pour la communication de l'Entente. Il n'y a aucun intérêt pour l'arrondissement, que ce soit pour la sécurité des personnes, de biens, l'écologie, le paysage… »
À ce titre, une série de projections « avant, après » appuyait ses dires, faisant apparaître ici un remblai bouchant la vue, là un local technique défigurant une rive.
« Et il n'existe aucun assureur qui couvre la rupture de l'ouvrage et les dégâts engendrés ! » a affirmé le responsable.
Où en est le conseil général ?
Il a également rappelé que le péril concernait aussi Brécy-Brières et Olizy-Primat : « Le barrage ne sera pas chez vous, mais quand nous aurons la tête sous l'eau, vous aurez les pieds dedans. »
Après avoir retracé les moments forts de l'année écoulée, « un combat de souris contre des éléphants », Franck Maillard a listé les objectifs de la DSVA (391 adhérents) : démonter la publicité faite autour de l'ouvrage de Proisy (Aisne) et lutter contre celui de Varennes (Meuse), préalable à un jumeau ardennais.
Les conseillers généraux de Monthois et Grandpré, Thierry Deglaire et Dominique Arnould, ont été amenés à justifier leur dernier vote en faveur du lancement de l'étude publique meusienne, qu'ils ont montré regretter.
2012 sera aussi l'occasion de continuer à demander que tous les sites possibles pour cette retenue soient étudiés sur un pied d'égalité et obtenir du conseil général une position claire.
« Sur ce dernier point, c'est en bonne voie, a admis le président. J'ai reçu hier une copie d'un courrier de Benoît Huré à Gérard Seimbille et nous avons rendez-vous lundi 20. »
Jacques BERTHION
* Franck Maillard a expliqué que juridiquement, les termes « barrage » et « digue » étaient impropres.
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