Publié le mardi 14 février 2012 à 10H49 - Vu 863 fois
L'agression s'est déroulée jeudi soir dernier au 55 de la rue du 11-Novembre, à quelques pas des terrains de football.
CHARLEVILLE-MÉZIÈRES (Ardennes). Jeudi dernier, un habitant de la rue du 11-Novembre a été agressé à son domicile. L'auteur des faits a reconnu avoir voulu se venger de ce voisin qui dénonçait à la police des tapages nocturnes récurrents dans les escaliers de l'immeuble.
QUELQUES mégots de pétards écrasés sur les marches. Des canettes de soda posées sur les boîtes aux lettres. Quelques messages sympathiques à l'égard de la police tagués sur les murs…
Régulièrement, les cages d'escaliers des blocs de la rue du 11-Novembre font office de squat pour des petits groupes par temps froid. Conséquences : certains locataires commencent à en avoir ras la casquette de monter leurs escaliers au milieu des odeurs de shit, des tags, crachats et autres bouteilles de bière.
« Les cages d'escaliers sont crades témoigne un habitant du quartier, et c'est pareil dans la plupart des bâtiments. Quand ils sont appelés, les flics passent et font fuir les jeunes. Mais les groupes reviennent une demi-heure plus tard ». Alors que les coups de fil aux autorités se multiplient, le silence semble s'être emparé de ce quartier tout proche de la plaine des jeux de la Briqueterie.
Un geste inexpliqué
Après s'être renseignée sur l'identité d'un des auteurs des appels à la police, une de ces bandes va « se faire justice ». En effet, jeudi dernier dans la soirée, quatre jeunes viennent frapper à la porte d'Hamed* avec la ferme intention de lui faire passer l'envie de (re) contacter les forces de l'ordre. L'un des jeunes bloque la porte, puis s'en suit plusieurs coups de poing, l'utilisation d'une bombe lacrymogène, et deux coups de couteau, dont un léger au visage et un autre sur la main. « Ce n'est pas la première fois qu'il se fait maraver la gueule, affirme même un locataire de l'immeuble. Mais c'est bien la première fois que ça va aussi loin ». Vite interpellé par la police, l'auteur des faits (un mineur de 17 ans) n'a reconnu qu'une partie des faits. « Il n'a pas su nous expliquer le coup de couteau », reconnaîtra un officier de police. Le geste le plus grave restera donc sans explication. « On sait qu'il a appris qui appelait la police pour du tapage nocturne », termine-t-il.
Dès le lendemain, le mineur de 17 ans, originaire du quartier le Theux, a été entendu par le procureur. Dans le cadre d'une comparution immédiate, l'auteur des deux coups de couteau a été placé sous contrôle judiciaire avant de finir en centre éducatif renforcé.
Stéphane GUERRINI
* Le nom de la victime (un Carolo d'une quarantaine d'années resté injoignable) a été changé.
Glissez cette image dans la barre des tâches pour épingler le site









Réagissez