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Nouvelle photo de Rimbaud / Un Arthur « malade » en 1890

Publié le mercredi 12 janvier 2011 à 10H27 - Vu 2182 fois


malade


CHARLEVILLE-MEZIERES (Ardennes). Joël Didier a trouvé sur une brocante du Vouzinois une photo dont il pense qu'elle pourrait être un nouveau portrait inédit d'Arthur Rimbaud.

JOËL DIDIER, un collectionneur et marchand carolomacérien, spécialisé dans les « vieux papiers », refait parler de lui. Ou plutôt de l'une de ses trouvailles.
L'été 2003, notre journal lui avait déjà consacré un article. A l'époque, il nous avait montré une vieille photo d'un noir et blanc un peu jauni sur laquelle on voyait une tombe sans pierre tombale, fraîchement fleurie.
Le cliché portait au dos la mention manuscrite « tombe d'Arthur Rimbaud (1891) » et, d'après le cachet publicitaire au recto, était l'œuvre d'Albert Tellenne, photographe installé à cette époque au 6, avenue de Mézières à Charleville.
En 2003, Joël Didier ne nous avait pas dit quand et où il avait trouvé cette photo. Il suggérait fortement - sans toutefois pouvoir le prouver - qu'il s'agissait de la première tombe d'Arthur Rimbaud, au cimetière de l'avenue Boutet, avant la construction du caveau dans lequel il repose aujourd'hui.
Si la photo montrait authentiquement la première sépulture du poète carolo, c'était effectivement un document précieux. Joël Didier ne nous avait pas confié la photo, de sorte que nous n'avions pu la reproduire dans le journal. Mais nous l'avions effectivement eue en main.
Alain Tourneux, le conservateur des musées de la ville, n'avait pas eu droit à mieux. Et n'avait donc pas pu faire grand-chose pour en déterminer l'authenticité. C'est pour cette raison qu'il voulait bien l'acheter, mais pas plus de quelques centaines d'euros. Joël Didier n'avait pas accepté.

Une somme à cinq chiffres


Rebondissement courant décembre 2010. Le collectionneur nous confie qu'il a finalement vendu la photo présumée de la première tombe de Rimbaud en 2005, sur E-bay, à un collectionneur, sans doute fortuné car il l'a payé « beaucoup plus cher », dit Joël Didier, sans vouloir préciser la somme… « à cinq chiffres ! ». Rien de plus sur l'identité de l'acquéreur. Ce serait un « réalisateur » que Joël Didier ne connaissait pas avant, et qui est venu chercher lui-même la photo à Charleville-Mézières.
Deuxième révélation - et c'est la plus étonnante. Joël Didier nous dit dans la foulée qu'il a une autre photo intéressante : celle d'un homme debout, moustachu, tenant un cigare de la main gauche et s'appuyant sur une canne de la main droite. « Et regardez la ressemblance ! », ajoute le marchand carolo, en comparant le visage avec celui d'Isabelle Rimbaud, la sœur d'Arthur. Selon lui, le même front, les mêmes yeux…

Sur une brocante à Bar-lès-Buzancy


Mais le coup de grâce arrive quand on retourne la photo. Au verso, est assez malhabilement inscrite au crayon de mine la mention « mon arthur malade le 12.11 1890 ». Et Joël Didier d'expliquer qu'en fait, il avait trouvé les deux photos en même temps ! Celle de la tombe et celle de l'homme ! « Elles étaient dans une caisse en carton remplie de vieux papiers que j'ai achetée à un vieux monsieur sur une brocante à Bar-lès-Buzancy le dimanche le 19 août 2001. »
Mais bon sang, pourquoi n'avait-il pas proposé les deux photos en même temps à son acheteur ? ! ? Réponse : « Je n'en sais rien… Je lui ai simplement dit que j'allais encore avoir du nouveau sous peu ! J'aurais peut-être dû lui proposer ? »
Evidemment, la « trouvaille » des deux photos ensemble aurait rendu l'authenticité plus plausible. Le fait est que, maintenant, l'affaire est plus difficile mais Joël Didier, qui compte mettre en vente « un jour » cette photo, ne désarme pas.

Patrick FLASCHGO
Contact : joel.didier2@wanadoo.fr

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Les dernières contributions


ficelle 02500

picardie

16/01/2011 à 15h53

Est-ce qu'il faut faire des fleurs à un musée ?
Je me pose la question !
Je connais des personnes qui ont fait don de belles pièces ayant appartenues
à des militaires de leurs familles à un musée privé.Le musée est fermé, les dirigeants ont pris leur retraite et ils ont déjà vendu bon nombre des collections.Ces donnateurs sont déçus.A moins de choisir un musée d'état et encore ! des objets de petits musées partent vers des musées plus importants.

Jojot

14/01/2011 à 15h52

@ campus Merci pour ton honorabilite

Jojot

14/01/2011 à 15h50

@ plateau se lever le matin oui et merci

Campus

13/01/2011 à 21h39

Personnellement, je connais très bien M. Joël Didier dont on ne peut mettre en cause l'honorabilité, la loyauté et sachez qu'il n'est pas un homme d'argent. Aussi, la plupart des propos tenus jusque-là sont indignes. Je souhaite que M. Didier puisse aboutir dans sa démarche à savoir démontrer que ladite photo soit reconnue comme celle d'Arthur Rimbaud.

francislo08

sedan

13/01/2011 à 15h38

Beaucoup de bruit pour rien!
Un brocanteur a deux possibilités pour vendre une pièce en sa possession. Une proposition du domaine public lui fait gagner quelques centaines d'euros et l'autre du privé plusieurs milliers. Depuis quand un professionnel doit-il faire don, au nom de la collectivité, de son patrimoine? Quel particulier le ferait? Il faut avoir les moyens du mécénat.
Curieux quand même! Si l'objet ne présente pas d'intérêt, le Musée doit l'ignorer et dans le cas contraire vouloir l'obtenir au moindre coût peut se définir avec plusieurs qualificatifs. J'ai acquis auprès de M Didier des pièces de collection, je peux témoigner de son honnêteté et de sa complaisance pour vous être agréable.

ficelle 02500

picardie

13/01/2011 à 10h01

En bon brocanteur il ne vend pas par lot :il vend un article, puis l'autre.
C'est un peu dommage que ces photographies disparaissent dans la nautre,mais les musées ne sont pas larges pour payer .....
Tout dépend du côté où l'on se trouve, çà se discute !

laurent bouvier

13/01/2011 à 08h21

Tout ça sent de loin l'opération "savamment" montée pour se faire un maximum d'argent avec des documents dont l'authenticité n'est pas prouvée. Peut-on en vouloir à son auteur ? A mon avis non, il a trouvé le bon filon et l'exploite, mais pourquoi accorder un tel écho dans la presse à ce petit fait divers ?

Commentaires anonymes

13/01/2011 à 00h40

Moi je vends un poster de John Rambo retiré dans le nord de la Thaïlande et se tenant à l'écart de la guerre civile. C'est pas grand chose mais bon c'était pas sa guerre

BARIS Dominique

CHÂLONS-en-CHAMPAGNE

13/01/2011 à 00h30

C'est quand même étonnant d'avoir pu retrouver sur une brocante la photographie d'une célébrité comme Arthur RIMBAUD!

Marguerite12

Charleville-Mézières

12/01/2011 à 23h28

Si le personnage représenté sur cette photo est Arthur, moi je suis la reine d'Angleterre.

Toutes ces spéculations autour de mon cher poète m'écoeurent passablement.

plateau08

12/01/2011 à 21h25

"Mon gars" a encore découvert la pièce rare et si c'était le cas je serais heureux pour lui. C'est un brave type qui a le courage de se lever tôt le matin pour vendre quelques papiers sur les brocantes ou marchés. C'est aussi un grand père méritant et ceux qui tiennent des propos acides sur lui (n'est-ce pas Baraquin) ferait mieux de s'abstenir !

BIENAGAUCHE

12/01/2011 à 19h55

@jojot : 1) pourquoi me parlez-vous de Monthermé ?? Je sais que les habitants de Monthermé s'appellent les "baraquins", mais je n'ai rien à voir avec cette ville... 2) Je ne comprends pas le sens de votre message.
Si vous êtes le propriétaire de ces documents, je maintiens qu'il faudrait mieux les céder au musée pour en faire profiter la collectivité (si tant est qu'ils soient authentiques..!).

Larouille

12/01/2011 à 19h01

Possède chaussette droite authentifiée A.R. brodée sur talon. Laine grise d'époque quelque peu usée, trou orteil. Cherche sa jumelle de gauche de préférence non percée. Faire offre au journal qui transmettra.

Commentaires anonymes

12/01/2011 à 18h49 | 4

Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,
Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,
Dort ; il est étendu dans l'herbe, sous la nue,
Pâle dans son lit vert où la lumière pleut......

Pour moi, c'est ça le vrai Rimbaud" ....

Jojot

12/01/2011 à 17h54

@ baraquin =montherme vendre au musee rimbaud j ai deja des contacts effarants j ai des documents sur les les douanes a montherme 1827 effarants cordialements

Jojot

12/01/2011 à 17h46

@dedecic je rigole et notre ARDENNAIS en voyant le fric rigole cordialement

Jojot

12/01/2011 à 17h43

@ mosane la carte n est pas de l epoque des romains cordialement

dedeclic

12/01/2011 à 15h30 | 2

Si notre ardennais "aux semelles de vent " observe tout cela de "son auberge, la-haut dans la grande ourse", il doit bien rigoler en voyant les terriens pourris par le fric!..Lui qui se promenait "les poings dans ses poches crevées", lui pour qui " les lacets de ses souliers étaient les cordes de sa lyre", lui qui dormait à la belle étoile
lui qui parcourait la campagne 'et non pas les brocantes non pas à la recherche de la fortune mais de sa "muse poétique".

Mosane

12/01/2011 à 13h35

Bonjour.
L'authenticité de la légende me semble douteuse.
Je ne suis ni chrcheur ni historien, tout simplement un « curieux ».
Or il me semble qu'au XIXe et jusqu'à une période assez tardive de XXe, on écrivait couramment les dates en abrégé sous la forme suivante 12 I 2011, en utilisant toujours un chiffre romain pour le mois. De plus, pour les mois en « bre », on se servaitde la racine étymologique du mois. Pour cette date du 12 novembre 1890, on aurait dû écrire 12 9bre 1890. Par ailleurs, l'écriture au crayon de graphite est plus difficile à dater q'une écriture à l'encre dont il est peu probable que l'on en retrouve un flacon utilisable. Les vieux crayons, eux, sont moins rares...

Bien cordialement,

François Renaud

BIENAGAUCHE

12/01/2011 à 12h41 | 2

La cupidité de ce monsieur est effarante... Il préfère vendre ces documents à des particuliers au lieu de les vendre au musée Rimbaud où tout le monde pourrait les voir !!

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