Publié le vendredi 29 juin 2012 à 09H43 - Vu 667 fois
Catherine et Valérie gèrent et dirigent avec volonté et dynamisme la nouvelle société qui, entre autres activités, transforme les grumes en palettes de bois.
SEDAN (Ardennes). Elles sont deux jeunes femmes à avoir pris les rênes de la société nouvelle Raguet Seripal, qui vient de voir le jour pour que les activités de la scierie perdurent.
CATHERINE Mayeur, 28 ans, directrice. Valérie Gardan, 29 ans, gérante. Deux jeunes femmes qui ont décidé de ne pas laisser mourir la scierie de Floing et qui sont déterminées et motivées pour poursuivre l'aventure malgré un coup dur qui a conduit à une liquidation judiciaire.
Pour faire court, cette liquidation judiciaire n'est en aucun cas due à une baisse d'activité mais bien à des agissements malhonnêtes (détournement de fonds) d'une personne employée naguère à la scierie installée depuis 2004 sur le site de l'Espérance à Floing.
Après 18 mois de redressement, pas d'autre choix que de prononcer la liquidation le 14 juin dernier. De quoi faire table rase et repartir sur de nouvelles bases.
Entrée comme stagiaire en 2007, l'Axonaise Catherine Mayeur est ensuite devenue secrétaire comptable. Voyant les difficultés rencontrées par la société, elle a décidé de remonter ses manches et de se présenter avec Valérie Gardan, à la reprise de la scierie, après avoir créé la société nouvelle Raguet Seripal.
15 emplois sauvés
Un nom de société très proche de l'ancien, histoire de bien montrer aux partenaires que tout se passe dans la continuité, avec du sang neuf. « On a affiché une volonté au niveau des employés qui voulaient s'en sortir, qui voulaient continuer » explique Catherine Mayeur.
L'entreprise comptait un effectif de 20 personnes au moment de la liquidation. 15 emplois ont pu être sauvés. Deux dans les bureaux et treize dans les ateliers qui travaillaient déjà tous au temps de l'ancienne société.
Un coup dur donc que ce douloureux épisode financier, mais la poisse ne s'est pas contentée de ça, puisqu'un incendie est venu détruire une partie des locaux en décembre 2010 et surtout une machine primordiale dans la chaîne de production. Là encore, la volonté des employés qui venaient pourtant d'apprendre le placement en redressement judiciaire et qui n'avaient donc pas forcément une vue très optimiste de leur avenir, s'est montrée inébranlable pour remettre les machines en route.
Principalement axée sur les Ardennes, l'activité qui consiste en la transformation de bois, l'emballage (y compris sur site et sur mesure), la fabrication de palettes, l'achat et la vente de palettes d'occasion et même le recyclage, continue donc d'animer les bâtiments, qui abritent également une société de transports gérée elles aussi par Catherine et Valérie.
Si aujourd'hui, l'entreprise est dans une phase d'analyse, il n'est pas exclu qu'à terme l'effectif progresse de nouveau.
En tout cas, une chose est sûre, la volonté de réussite est évidente et partagée par tout le monde au sein de la société qui va totalement repenser ses locaux pour encore plus d'efficacité.
Emmanuel DÉFENTE
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Les dernières contributions
politinco
29/06/2012 à 19h04
pas plus que l'activité des tueurs en Syrie, hélas !!
goliath08
ARDENNAIS et Fier de l'être
29/06/2012 à 15h39
Enfin deux courageuses qui ont envie de faire vivre une entreprise viable !
plateau08
29/06/2012 à 13h27
Gardan, n'est-ce pas le même nom que la personne qui gérait l'entreprise précédemment ? Attendons un peu avant de crier victoire pour les salariés de cette entreprise.....
champardennais
29/06/2012 à 13h18
Bravo les filles !!